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Rush - le film

25 Septembre 2013 , Rédigé par Marie Publié dans #Culture F1 & histoire

 

Culture-F1

Rush

Enfin ! Après une longue attente, nourrie de photos de tournage, de bandes annonces, d'extraits distillés sur internet, il est temps d'aller voir Rush en salles. Pour les chanceux (dont je ne suis pas), ce rendez-vous avec Hunt et Lauda se fera en VO, histoire de pleinement profiter de l'interprétation de Daniel Brühl et Chris Hemsworth. 


 

L'interprétation, l'histoire et l'esthétique du film sont les gros atouts de la production de Ron Howard.


Hemsworth est un James Hunt d'un charisme magnétique, pilote dilletante, instinctif, brillant. Brühl, outre l'incroyable mimétisme physique avec Lauda, incarne quant à lui le travail et l'intelligence du pilote autrichien, une certaine froideur pourtant touchante. Tous deux sont animés d'une grande force, mais hors piste, ne sont pas immusés contre le doute et la peur. 


Les acteurs sont en plus bien servis par une photo sublime : la lumière et le grain nous plongent visuellement dans les 70's. 


Quant à l'histoire, elle serait presque incroyable si elle n'était vraie. Il faut le dire : Howard a trouvé un sujet parfait pour le cinéma tant ce duo/duel est fort. Une rivalité en piste, presque de la haine hors piste, du danger, du suspense, des rebondissements... Pas la peine d'en rajouter !

Le film en oublie même un peu (oubliés l'imbroglio du GP de Grande-Bretagne, le scandale de l'essence pendant les qualifs du GP d'Italie) et parfois s'écarte un peu de la réalité (Ferrari n'avait pas remplacé immédiatement Lauda, Lauda n'était plus sur le circuit lors du sacre de Hunt). Et une légère patine cinématographique est évidemment présente à certains moments du film. 

 

Alors oui, Rush est très certainement, et loin, le meilleur film sur la F1, et plus généralement sur la course automobile depuis très longtemps, mais ce n'est pas encore le film parfait. Parce que malgré un sujet en or, le film a du mal à passer la 6ème. Il n'y a qu'au moment des derniers tours du GP du Japon que le ryhtme s'intensifie. Même quand on connait l'issue de la course, difficile de ne pas être tendu dans son fauteuil. 

Pour le reste, le film manque de puissance, de rythme, de relief. Même pour l'accident de Lauda : on sait qu'il va se produire, en plus Howard a choisi de nous y préparer par un changement de musique et de ryhtme juste avant le choc. Pourtant malgré la violence de l'accident, on n'a pas le souffle coupé. Peut-être est-ce parce qu'on sait que Niki Lauda survit... 

 

Bref, on a parfois l'impression que le film ne fait qu'effleurer son sujet. Et puis je suis sceptique sur la nécessité de l'épilogue... 

 

Et surtout, même si Howard affirme avoir voulu réaliser un film sur l'histoire croisée de deux hommes radicalement différents, il a aussi choisi deux pilotes de F1 dont le terrain d'affrontement était les circuits.

Et question F1 justement, je suis restée sur ma faim. La saison est abordée façon "clip" publicitaire. Seules 3 courses sont réellement évoquées : le Nurburgring, Monza et Mont-Fuji. Une petite frustration, car les minutes de courses reconstituées donnent envie d'en voir plus !

 

Peut-être une idée de bonus pour le futur DVD - Blue Ray que je ne manquerai pas de m'offrir. Parce que malgré mes réserves et critiques, je prendrai plaisir à revoir ce film... en VO si possible !

 

Si vous aussi vous avez vu "Rush", n'hésitez pas à partager vos avis et critiques. 

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