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Culture F1 & histoire

Mardi 24 mai 2011 2 24 /05 /Mai /2011 20:08

Ça tourne... Moteur... Action !


Ce mercredi 25 mai 2011, sort sur quelques (rares) écrans français le documentaire « Senna, sans peur, sans limite, sans égal ». Le portrait d’un mythe de la F1, que certains privilégiés qui l’ont déjà vu ont trouvé trop scénarisé pour les uns, passionnant et émouvant pour les autres. Un film (documentaire ou non) qui parle de la F1, et plus généralement du sport automobile, est en soi un objet rare, mais pas forcément précieux. Petit tour d’horizon de la production cinématographique passée en la matière.


« - Où as-tu appris à nager comme ça ?
- J'ai été élevé par des grenouilles. Croaaa, Croaaa !
- Je suis content que tu te sois échappée. »


Cette scène de séduction surréaliste, dont les dialogues feraient pâlir de jalousie Michel Audiard, vient du film "Driven" de Renny Harlin, projet porté à bout de bras par Sylvester Stallone. Pendant près de 2 ans, à la fin des années 1990, Stallone a été vu sur les circuits de F1 du monde entier, sympathisant avec les pilotes, mais surtout discutant le bout de gras avec Ecclestone. Son objectif ? Produire le film de référence sur la Formule 1. Rien de moins.
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L'affaire ne s'est pas conclue et Bernie, pressentant le désastre cinématographique à venir, a fini par renvoyer "Rocky" dans les cordes. Sonné, Sly a finalement mené à bien son projet dans l'univers du CART. Le résultat ? Mieux qu'un navet. Un vrai nanar ! Le genre de film dans lequel l'affliction du spectateur est souvent proche du fou rire. Dialogues débiles, jeu d'acteur grotesque, bimbos siliconées qui passent des bras d'un pilote à un autre selon les résultats, et des scènes de course hilarantes, dans lesquelles il suffit d'appuyer sur l'accélérateur ou de monter un rapport pour doubler le concurrent qui vous précède ! Même notre Jean Alesi national a droit à un cameo, c'est dire l'étendue des dégâts !

 


driven.jpg Dans "Driven", Stallone interprète un pilote quadra

qui revient à lacompétition après plusieurs années d'arrêt.

Vraiment pas réaliste, n’est-il point ?

 

"Driven" est probablement ce qui s'est fait de pire en matière de sport automobile au cinéma. Mais n'accablons pas Harlin et Stallone : faire un bon film sur le sport automobile est un défi quasiment impossible. Luc Besson, dont le "Michel Vaillant" est aussi mauvais que "Driven, s'est d'ailleurs heurté au même problème : comment séduire le spectateur lambda, sensible à un scénario haletant et à des personnages hauts en couleurs, tout en contentant l'amateur éclairé de sport auto, qui ne pardonnera pas la moindre incohérence ou exagération.

Le mans mcqueenPour les passionnés de sport automobile, le film de référence est incontestablement "Le Mans", produit par Steve McQueen en 1971. Ultra-réaliste, ne faisant aucune concession au spectaculaire, "Le Mans" est filmé au ras du bitume, quasiment à la façon d'un documentaire, et retranscrit à la perfection l'atmosphère des 24 heures. Ne manquent que les effluves d'essence et de caoutchouc brûlé. McQueen est un passionné, et cette passion transpire à chaque plan. Mais difficile pour le non-initié de se passionner pour ce film au scénario minimaliste (ici, pas de méchants qui cherchent à saboter les freins des gentils ou à faire des queues de poisson à 300 km/h), et quasiment sans dialogue. Culte pour les passionnés, qui ne se lassent pas de voir et d'entendre les Porsche 917 et les Ferrari 512, "Le Mans" a surtout été un énorme bide commercial et a sérieusement écorné l'image de Steve McQueen à Hollywood.

Certains films arrivent toutefois à obtenir un équilibre satisfaisant entre le souci de réalisme, et l'objectif de divertir. "Grand Prix" de John Franckenheimer fait ainsi figure de classique et reste le film de référence sur la F1, près de 45 ans après sa sortie. Bénéficiant d'un casting international (côté français, on reconnaitra Yves Montand et Françoise Hardy) et de moyens élevés, "Grand Prix" parvient à capter de manière très réussie l'univers de la F1 des années 1960. Les scènes de course, pour lesquelles a été développée la technique encore balbutiante de la caméra embarquée, ont parfaitement résisté à l'outrage du temps. Difficile d'être autant enthousiasmé par le reste du film, ringardisé par des histoires pas franchement passionnantes de rivalités sportives et amoureuses. Même constat pour le film "Virages", interprété par Paul Newman et qui a pour cadre les 500 miles d'Indianapolis.

Plus près de nous, le film "Jour de Tonnerre", qui se déroule dans l'univers de la Nascar a également su remplir plus que correctement son objectif consistant à divertir le plus grand nombre sans faire hurler les puristes. Scènes de course réussies et scénario qui tient la route font de ce film un divertissement réussi à défaut d'être un authentique chef d'œuvre. Loin s'en faut ! Le cinéphile exigeant peut en effet difficilement s'empêcher de voir dans ce film une version sur 4 roues de "Top Gun", Tom Cruise reprenant son rôle de chien fou indomptable qui fait frissonner les filles, et dont le jeu d'acteur se limite le plus souvent à plisser les yeux.

N'y a t-il pas moyen de faire du cinéma ambitieux ayant pour cadre le sport automobile ? Sans doute était-ce la volonté du réputé Sydney Pollack au moment du tournage de "Bobby Deerfield", le dernier film à ce jour tourné dans les paddocks de Formule 1. Loin d'être un film sur la F1, "Bobby Deerfield" se voulait être le portrait d'un pilote à un tournant de sa vie. Le résultat ? Loin des attentes, et ce malgré la présence du brillant Al Pacino dans le rôle titre ! "Bobby Deerfield" est un mélo larmoyant et archi-conventionnel qui n'a pas fait date. Aussitôt vu, aussitôt oublié.

talladega nights Finalement, la solution pour échapper à cette équation insoluble est peut-être de se porter dans la comédie pure et dure. Objectif visé et atteint par le lourdingue mais irrésistible "Talladega Nights". Ici, peu importe le manque de réaliste des scènes de course, ce qui compte, c'est la satyre très réussie de l'univers ultra-conservateur et réactionnaire de la NASCAR, chamboulé par l'arrivée d'un pilote français homosexuel (sponsorisé par Perrier !). Le propos volontairement outrancier fait oublier toutes les incohérences, tout en traquant avec une belle justesse les travers du milieu de la NASCAR.


Très attendu par les fans du pilote et la majorité des amoureux de la F1, le documentaire sur Senna va peut-être réconcilier les amateurs de sport automobile avec les salles obscures. D’ors et déjà, le film a reçu le prix du meilleur film documentaire au festival de Sundance. Reste à savoir si ce succès critique sera également un succès public, même s’il ne faudra pas juger le nombre brut de spectateurs en France car très très peu de salles ont programmé le film.


  /Senna_le_film.jpg
S’il est programmé dans votre ville et que vous avez la chance de le voir, dites nous ce que vous en avez pensé.

Par Thibaut - Publié dans : Culture F1 & histoire
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Samedi 23 avril 2011 6 23 /04 /Avr /2011 10:00
Un certain regard sur l'Espace Automobile MATRA

Bienvenue à l'Espace Automobile Matra de Romorantin-Lanthenay* (41).


Le musée se situe dans les locaux de l’usine Beaulieu, grand fabricant de caméras qui a fait les beaux jours d’un certain cinéma français.
Les bâtiments sont typiques : architecture industrielle et briques rouges percées d’immenses fenêtres. Ils furent rénovés à l’aube du nouveau millénaire pour accueillir le futur Espace automobile Matra. Deux étages retracent aujourd’hui l’histoire de la firme et son aventure automobile, comme un hommage au passé commun de la marque et de la ville. C’est en effet à Romorantin que furent produites la Matra 350, la Baguerra, la Muréna, la Rancho et bien sûr l’Espace.

/Matra.png

Par Marie - Marine - Publié dans : Culture F1 & histoire
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Jeudi 21 avril 2011 4 21 /04 /Avr /2011 17:52
Regarder les GP... à la télé

 

On le sait, en F1, les qualifs sont aussi importantes que la course. Beaucoup de choses se jouent dès le samedi après-midi. Et forcément, pour tous fans français de F1, c’était une grande satisfaction de pouvoir les suivre en direct sur TF1. Oui mais voilà, la première chaîne n’est décidément pas ou plus la chaîne de la F1. Et d'après les dernières infos, elle ne veut plus l’être du tout… Bientôt la F1 sur M6 ? Mais ça c’est une autre histoire, revenons sur la diffusion des GP pour cette saison 2011.

F1-TF1

 

Depuis le début de la saison, pour avoir le privilège de suivre les qualifs en direct : il faut passer par une chaîne payante : Eurosport.

Ou pour ceux qui comme moi ne veulent pas payer à tout bout de champ, se contenter de suivre le live timing sur le site officiel de la Formule 1… Ou encore recourir à des méthodes de visionnage en ligne (dont la légalité reste incertaine).


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Aimer la F1 en France devient difficile. Nous n’avons plus de GP national, et maintenant, on nous prive du prélude de la course chaque week-end. Et je ne parle pas des 4 à 5 coupures de pub qui hachent systématiquement les retransmissions des courses. Alors oui, je râle, mais honnêtement, nous ne sommes pas gâtés !!!

Mais venons-en à l’objet de mon billet. Pour la 1ère fois depuis des lustres, ce dimanche de GP de Chine, j’ai regardé un GP uniquement avec la télé comme source d’information. Sans live timing !

Au départ, je dois dire que j’ai eu du mal. J’avais l’impression de rater les 2/3 de la course, la réalisation se concentrant uniquement sur les points « chauds » ou sur les leaders… quand elle ne se perd pas à nous montrer les team, les yeux rivés sur leurs écrans (ouh qu’ils m’énervent ces plans là !). Et puis finalement, j’ai retrouvé le plaisir de mes débuts comme fan de F1 (qui n’avait ni internet à domicile, ni ordinateur portable… ni smartphone avec application, parce que pour tout vous dire, je n’en ai toujours pas !). Et ce fut même plus facile de suivre la course qu’auparavant.

Non, rassurez-vous, je n’ai pas trouvé que les commentaires étaient plus éclairants que les années passées. J’ai juste apprécié d’avoir un bandeau en bas de l’écran indiquant presqu’en permanence le classement. Ainsi que les indications des écarts sur les principales batailles, qu’elles soient pour la 2ème place ou la 14ème. Comment n’avais-je pas vu cela pendant les 2 premières courses ? Peut-être parce que je n’en avais pas besoin, ou peut-être qu’il n’est pas possible (même pour une fille !) de suivre 2 écrans attentivement en même temps ? Cela peut relever du gadget ou de l'anecdotique, mais pour une fois qu'il y a quelque chose de positif à dire sur la diffusion des GP, il fallait le souligner !

Mais comme je suis une râleuse pathologique, il y a encore des points noirs à revoir : les pneus. Entre les cadrages et les marquages des gommes, c’est parfois difficile à suivre. D’autant que tous les passages au stand ne sont pas diffusés (ni même signalés par les commentateurs). Et il est alors compliqué de savoir quel pilote en est où dans ses changements de pneus. C’est pourtant un point clé en ce début de saison. Simple spectatrice (ou spectateur), nous pouvons nous y perdre et surtout perdre le fil de la course.

Il n’empêche qu’avec ou sans live timing, avec ou sans commentateurs à côté de la plaque, avec ou sans longues minutes de pubs, une belle course, c’est juste bon à regarder !

Mais au fait, et vous, comment vous suivez les GP ?
Par Marie - Publié dans : Culture F1 & histoire
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