Samedi 14 mars 2009

Monaco, la destination rêvée
Récit du premier GP de Monaco d'Emylie


La Principauté est pour moi un endroit idyllique où il m'est presque impossible d'aller. Je me renseigne depuis un moment sur la vie de cette petite partie de terre qui pour moi est l'eldorado ultime. L'endroit où je me dois d'aller au moins une fois dans ma vie. Rien qu'une.

Je m'imagine le Rocher comme un petit bout de terre qu'on traverse vite, une petite chose où des tonnes de voitures de luxe sont garées le long des trottoirs immenses. L'effervescence y est plus belle. Mais qu'en est-il en réalité ? Comment vivent les Monégasques ? Sont-ils tous riches ?

Voila que depuis quelques années Monaco me fascine. Pourquoi ? C'est comme me demander pourquoi j'aime la F1, il n'y a pas vraiment de réponse. C'est un tout. C'est plein de choses, de détails. Je sais, Monaco et la F1 c'est une grande histoire d'amour : entre les pilotes qui y vivent et le Grand Prix chaque année, ça fait beaucoup en commun.

Comment alors ne pas rêver d'y aller ?


La longue route vers la principauté

Un jour, je tombe sur Fémin-F1. Je cherchais à parler de F1, à être membre d'un petit comité car j'embête mes amis à leur raconter les qualifs ou les courses. Je m'inscris, et là une belle histoire commence avec les membres du forum. On apprend à se connaître, on rit et on devient vite plus proches. Un an plus tard,  j'aperçois un message où l'on propose d'aller au GP de Monaco. Je me dis que c'est super pour les filles et les 2 garçons qui vont y être. Mais ça me travaille. Et pourquoi pas moi ? C'est l'occasion de revoir une course de F1 et aussi de voir le fameux Rocher ! Mais partir si loin, à plus de 800 km de chez moi, seule, et rencontrer des gens vus seulement en photo m'effraie.

Dans mon Kangoo jaune de la Poste (car je suis factrice) j'y réfléchis longuement pendant ma tournée. Mince, j'ai 24 ans, je suis grande et c'est un rêve qui peut se réaliser ! Je n'aurai pas cette chance 2 fois ! J'en parle à ma famille qui s'en réjouit pour moi : ils me poussent tous à franchir le pas. Alors je fonce !

Quel bonheur d'écrire sur le forum que je serai là ! Je l'ai même écrit en rouge et en gros pour la peine ! J'en ris encore à écrire ça aujourd'hui en repensant à mes amis qui rigolaient de voir que j'avais le grand sourire (la banane) durant plusieurs jours. Quel bonheur !!!!!!

A partir de cet instant, il reste environ un mois et demi avant LE grand jour. Je prépare mon planning. Je pose mes congés et prépare ma valise. Je prévois le train : plus de 9 h30 de train pour rejoindre Nice dans un premier temps. Mais ça ne me fait pas peur, j'attendrai !

Le fameux mercredi, jour du départ, approche et je deviens de plus en plus anxieuse, l'excitation a fait place à l'angoisse. C'est tout moi, ça.

Jour J - 8h58 : le train part de Bergerac pour Bordeaux. J'ai l'habitude de ce trajet qui dure 1h30 en vieille micheline, on a presque plus vite fait en voiture ! Arrivée sur Bordeaux, pas trop de stress : je connais la gare comme ma poche et j'ai 40 minutes pour changer de train. De plus le train pour Nice est voie 1. Rien de plus simple ! Me voilà partie pour huit loooonnnggues heures de train. J'ai tout prévu : magazines, boissons, en-cas. Tout est là. Haaaaaaa !

Le trajet se passe et je suis bien, zen même. Les heures passent et j'arrive à Marseille. Je pense à un copain fan de l'OM qui rêve d'aller y voir un match. Et puis là, je panique presque. Dans une heure et demie, je serai à quai. Vient alors le paysage magnifique de la Côte d'Azur, la mer, les palmiers, le soleil. J'adore !

Nice !!! Je descends !! Tout se passe vite. A peine descendue que je me retrouve déjà face à face avec tout le monde : Marine, D'in, Cédric et Didier ! Tout se passe merveilleusement bien. Le groupe est formidable et accueillant. Je me suis sentie bien dès le départ. J'avais l'impression de les connaître depuis des années !


Reconnaissance de la piste !

Après une très courte nuit à Nice, c'est enfin le grand départ pour Monaco afin de voir les premières courses. 15 km de voiture et j'y serai ! J'ai hâte ! La route longe le bord de mer, c'est super. Je ne vois pas passer la route et voilà qu'on arrive devant ce panneau "Principauté de Monaco".

Ca y est : j'y suis !! Enfin ! Mes yeux devaient briller ! Je savoure chaque seconde. Je profite. Mon rêve, je le vis. Oui, il ne me fallait pas grand chose, je sais.

Marine, notre chauffeur de luxe, se gare au parking souterrain. Monaco est beaucoup plus grand que dans mes rêves. C'est génial. A peine sortis du parking que nous sommes déjà sur le circuit ! Et oui, l'avantage de cette course c'est que j'ai pu vraiment la vivre de l'intérieur (plus que Magny-Cours 2006). Il faut maintenant chercher la bonne tribune... Heureusement que les filles connaissent déjà ! Il me tarde d'arriver sur les tribunes, voir l'effet.

A Magny, le fait d'arriver en haut de l'escalier, je m'étais retrouvée perchée devant les stands qui étaient à une trentaine de mètres devant nous. En plus, les F1 tournaient déjà : le bruit !!! L'impression que j'ai eue à ce moment était magique. Alors, à Monaco ? Je pensais que la hauteur des tribunes ne m'impressionnerait pas, et bien SI.

L'ambiance sur un Grand Prix est inexplicable. Chacun en a son expérience et son avis. Il faut le faire. Certains adorent et d'autres en partiraient vite.

On s'assoit. Là je réalise un peu. J'ai les fesses sur un banc bleu clair (qui n'est pas confortable, certes, mais n'est pas fan qui veut !) Et la mer en face de moi avec le fameux port, tout plein de bateaux et de yachts plus beaux les uns que les autres. Nous nous retrouvons même en face de celui de Fisico. Je prends de grandes respirations. Oui, je suis bien à Monaco. Oui, moi, jeune fille un peu timide, j'ai osé venir. Et là, je ne souhaite qu'une chose : que les 4 prochains jours soient les plus longs possibles à s'écouler !!

Nous essayons toutes les tribunes auxquelles nous avons accès. C'est super. Les boules Quiès sont de rigueur car c'est pas Magny ! Là, les voitures, aussi bien les Porsche que les F1 ou GP2, passent vraiment près de nous. On se régale en GP2: ce sont des pilotes plus téméraires et plus agressifs. C'est amusant ! Je passe une première journée formidable.

La suite : Vendredi Samedi et Dimanche

par Emylie publié dans : Histoires vécues
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Samedi 14 mars 2009

Monaco, la destination rêvée (2)

Vendredi : émotions, rencontres, détente et tourisme !


Le vendredi à Monaco, c'est traditionnellement calme. Le matin, nous assistons tout de même à la longue course de GP2: beaucoup de spectacle et d'émotions ! Surtout que nous étions dans le virage de Sainte-Dévote, c'était vraiment sympathique ! Nous avons pu voir la grue qui sortait les voitures accidentées ainsi que la dépanneuse en pleine action !


L'après-midi, on a accès à la Pit-Lane! Chouette! A Magny, j'étais arrivée trop tard le jeudi pour en profiter ! Il me tarde ! J'ai pu voir les monoplaces de très près, les observer à la pesée aussi. On regardait tous ces gens travailler, faire des simulations d'arrêts aux stands chez Toyota et Red Bull. J'ai pu apercevoir Sébastien Loeb passer juste derrière moi, presque en courant, entouré de gardes du corps. Première "célébrité" que j'aperçois. Oui, je sais c'est un pilote de rallye et alors ? Faut bien commencer quelque part ! Puis vient le tour de Mika Hakkinen qui passe avec son fiston. Trop mignons ! (Oui, les deux !) J'adore ce pilote ! Je ne suis pas le DTM où il court et encore je ne sais pas s’il y est encore mais en F1, c'était mon préféré. J'ai pu voir aussi Laure de TF1. Pas très sourire mais bon. On est toutes un peu jalouses de sa place, c'est normal. Et puis, faut le faire son job quand même. Rien que la caméra, moi j'ai peur !

Et si je croisais Nico ? THE pilote que je préfère en ce moment ? J'aime vraiment tous les pilotes mais y'en a auxquels je suis plus "accrochée" que d'autres, c'est normal. Il y a eu la période Schumi, Hakkinen, Irvine, Barrichello, Alonso et maintenant Rosberg Junior.

Une chose est sûre, c'est que si je le croisais, je rougirais de suite ! Mais au final, je ne sais pas et je ne saurai jamais car je ne l'ai pas vu..... Sniff ! Je l'ai bien aperçu, comme à Magny, mais il y a toujours une barrière ou quelque chose qui m'empêchait de pouvoir l'approcher.
Qu'importe ! Je suis là et c'est tout ce qui compte !

                      (cliquez sur les photos pour les voir en plus grand)


Le vendredi soir, on a prévu de sortir donc on profite de la fin d'après-midi dans la principauté pour visiter un peu plus, car c'est vrai qu'avec le grand prix, on était plus souvent sur les tribunes que dans les rues !

J'ai pu voir un Kangoo de la Poste de Monaco, tout bleu ! Je ne sais pas si c'est toujours agréable d'y travailler mais qu'est ce que je ne donnerais pas pour être dans le Kangoo ! Il y a juste la couleur qui changerait ! Les rues ne sont pas évidentes par endroits : c'est pavé et étroit, avec un beau degré de descente ! Ce que j'aimerais pouvoir visiter plus !!! Y bosser même !!!

J'ai aussi pu aller à la FNAC, visiter un peu le quartier du Casino, tout est tellement "clean". C'est beau. Je suis définitivement amoureuse ! Oui, si un jour j'ai l'opportunité, j'y vivrais ! J'ai déjà visité pas mal de villes mais Monaco reste ma favorite face à Barcelone, Cracovie et la Belgique !


Le soir, j'ai pu voir Monaco de nuit. Je passe une soirée super dans le vieux port! On se retrouve tous ensemble avec nos deux commissaires préférées Marine et Sophie et on se repose devant un verre. On visite un peu les alentours avant de rentrer en passant par le port, le long du paddock éclairé.


Week-end : the last days ... but not the least !

Le samedi matin, on prend le train pour aller jusqu'à Monaco. Chouette ! J'ai pu y voir la gare monégasque, superbe, ainsi qu'un autre petit bout de la principauté. Nous avons accès à la tribune de la piscine où nous sommes à côté des bateaux. C'est excellent ces tribunes ! Nous pouvons voir la pit-lane en plus du circuit ! On a aperçu Heikki discutant sans doute avec un mécano ou un ingénieur en pointant son doigt vers nous ! On rigole ! On voit passer plein de pilotes et autres gens connus du milieu. On s'amuse à les repérer et à les reconnaître !

A notre gauche : le quartier "VIP". Ça a l'air super chouette !

L'après-midi, les qualifs sont excellentes et ensoleillées mais plus pour longtemps car le jour de la course est prévu humide !

Le dimanche matin, nous partons plus tôt, nous les filles, afin d'avoir une bonne place sur le Rocher. Et oui : au revoir les tribunes ! On arrive vers 7 heures et il pleut, il pleut ! Nous réussissons à trouver une bonne place et attendons les garçons. Ouf, je peux enfin me sécher un peu sous un poncho en plastique ! Je pense à "F1 à la une" qui a lieu là devant nous mais on ne les voit pas... 12h30, c'est la fameuse parade ! On aperçoit vite fait les pilotes qui saluent la foule. Trop court à mon goût !


Enfin, c'est le départ ! Les F1 partent dans un bruit démentiel !!!! Que j'aime entendre les moteurs ronronner ! J'adore ce bruit ! La course passe vite, trop vite ! Pouf, Nico part dans le rail sur le port... Je suis un peu déçue mais tant pis. La course est formidable ! Passionnante à suivre. Je pense aussi à ma famille qui regarde en même temps en espérant me voir !!

Dès la fin du podium, les gens se précipitent vers la sortie. Nous, on attend. Dès que le calme est revenu, une demi-heure plus tard, on s'approche un peu plus pour voir les pilotes qui sortent des stands. On fait coucou à Rubens et il nous répond, on est comme des gamines !!! C'est super !

Les dernières heures à Monaco passent vite, hélas ! Toujours pas de Nico ( qui est parti à l'hôpital par prudence) ni de Fernando qui s'est bien caché durant tout le week-end !

Nous repartons toujours emmenés par notre "chauffeuse" de luxe. Dans la voiture, en sortant du garage et en entrant dans les tunnels, on refait le film du week-end repassant les grands (et nombreux) moments qu'on vient de vivre, et faisant la liste de tous les pilotes croisés. Monaco 2008 s'apprête à devenir un beau souvenir quand un cri est poussé à l'avant de la voiture. Les filles ont repéré la longue silhouette d'un piéton pas comme les autres. Là dans le tunnel, Mark Webber se promène seul. On approche, descend la vitre : le temps d'un coucou et d'une photo mal cadrée, il faut déjà avancer. Je rentre donc finalement à Nice avec un pincement au cœur. Quand aurai-je l'occasion de revenir ??? Je veux revenir. Absolument.

Quelques heures plus tard, je reprends mon train aux huit longues heures et retourne chez moi ! Des rêves plein la tête ! Me revoilà au pays de Cyrano.


Epilogue ? Non, car ce n'est certainement pas la fin !

Je peux maintenant le dire : Oui, j'ai été à Monaco ! Pour certains, c'est banal mais pour moi c'est un évènement. J'ai vraiment vu la vie monégasque et j'ai pu effacer tous les clichés que j'en avais. La Principauté est une ville "presque" comme les autres. Bon, c'est vrai que le nombre de voitures dépassant les 100 000 euros au m2 est hallucinant. Les gens se montrent mais ça reste juste ce qu'il faut. Ni trop, ni pas assez. L'ambiance y était très spéciale mais je pense que le Grand Prix est le principal coupable. Je projette de revenir en tant que vacancière sur le Rocher en fin d'été ou l'an prochain pour tout visiter bien sûr, profiter de la mer mais aussi voir si l'air monégasque me fera toujours autant d'effet !

Quant à mon autre "amour", ma deuxième expérience de course F1 n'a fait que conforter ma passion pour ce monde magnifique et à part qu'est la F1. Le bruit des moteurs me manque déjà !

Durant 4 jours, j'ai fait des rencontres formidables et vécu un petit rêve éveillé.

MERCI MERCI à tous encore une fois !! J'ai été la plus heureuse du monde pendant ces 4 jours fantastiques !!!
Merci de m'avoir fait vivre Monaco !!!
Merci Marine, notre commissaire-chauffeuse ( de luxe).
Merci D'in, ma guide et accompagnatrice du Week-end.
Merci Sophie, commissaire que j'aurais voulu voir plus souvent...
Merci Cédric et Didier qui ont été super avec moi
Merci à tous ceux que j'ai pu rencontrer durant mon séjour !

Monaco reste une course à part et à faire au moins une fois. MERCI !
par Emylie publié dans : Histoires vécues
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Vendredi 30 novembre 2007

Compétition de Kart et premières interviews


Pour les simples fans que nous sommes, les pilotes de F1 sont plutôt inaccessibles. Difficile de les rencontrer, plus encore de les interviewer. Comment faire alors pour avoir leurs confidences ? Une des solutions consiste à rencontrer ceux qui seront le futur de la F1, des jeunes pilotes de kart qui montent et qui ont une sacrée rage de vaincre !


C'est donc avec l'objectif de réaliser ma première interview que je me rends au trophée Claude Secq sur le circuit de kart de Brignoles le samedi 17 novembre. Rappelez-vous, je connais déjà la piste pour avoir participé à une course loisir ici. Mais aujourd'hui les choses sont différentes c'est une compétition de haut niveau ! Au programme de ce week-end de kart qui rend hommage à un ancien commissaire de piste, différentes catégories :
Minikart (pilotes en 8 et 10 ans), Minimes (10 et 12 ans), Cadets (12 et 14ans), Rotax Max, Rotax Master, X30, N125 et la catégorie "reine" de la journée : KZ2 (kart à boite de vitesse à partir de 15 ans) (détail des catégories ici)

troph--claude-secq-pierrelouis-loubet.JPG Un pilote minime : Pierre-Louis Loubet
qui porte les couleurs de Fernando Alonso

Guidée par une experte des paddocks de kart (merci !) je découvre un monde aux antipodes des motorhomes gigantesques et impersonnels de la F1 : ici les gens sont ouverts et accueillants, prêts à partager café et anecdotes. J'admire aussi les karts dont je n'imaginais pas la mécanique si complexe.
troph--claude-secq-norman-nato-kart.JPG Le Kart de Norman Nato

Au détour d'une tente, mon experte me présente ma première" victime" : Jules Bianchi. Ce nom ne vous est peut-être pas inconnu, normal : ce jeune pilote de 17 ans commence à faire parler de lui en automobile, nous y reviendrons dans son interview. Mais pour le moment il est très occupé par la compétition qui va commencer bientôt, et me promet une entrevue pour la fin de la journée.
Jules Bianchi veille sur son kart avec son préparateur
avant les premiers essais de la journée


En attendant c'est donc sur un autre pilote que je vais tester mes talents journalistiques : Norman Nato un jeune de 15 ans qui roule aujourd'hui en KZ2 (et sacrément bien en plus !).

  Norman Nato

A quel âge as-tu commencé le kart ?
J'ai eu mon premier kart à 6 ans, et fais ma première compétition à 10 ans.
En quelle catégorie as-tu couru en 2007 ?
En KF2, et j'ai participé à deux courses en KZ2.
Et après ?
L'objectif est l'automobile.
Suis-tu la Formule 1 ?
Oui bien sûr
As-tu un pilote ou une écurie préféré ?
Non, je n'ai pas vraiment de favoris.
Mais quand même un pronostic pour 2008 ?
Je vois Hamilton champion.
Hamilton a réussi une super première saison en F1, c'est un modèle ?
Oui, il a fait beaucoup de karting et a tout gagné.
D'autres pilotes que tu admires, même parmi les anciens ?
Alonso aussi est vraiment bon… Et Schumacher. Qui n'admire pas Schumi ?
Euh... moi, je dois reconnaitre qu'il a un sacré palmarès. Merci beaucoup Norman et bonne chance pour la course.

Le site de Norman : www.norman-nato.com

Tremblante d'émotion d'avoir réalisée ma première interview, je poursuis ma balade dans le paddock :

troph--claude-secq-briefing-pilote.JPG Le briefing des pilotes

troph--claude-secq-Panis-Lagorce.JPG Olivier Panis et Franck Lagorce en pleine discution

Et le long du circuit où se déroulent les premières courses : on est loin des processions qu'offrent certains grands-prix de F1 ! Les pilotes ne se font aucun cadeau et l'on observe des dépassements dans tous les virages.
troph--claude-secq-course-minime.JPG Le premier tour de la course des minimes

Vient alors le clou du spectacle la manche qualificative de KZ2 (sous forme de petite course de 9 tours). En effet cette catégorie est la reine du WE et nombreux sont ceux qui veulent y briller.

troph--claude-secq-course-KZ2.JPG La qualif de KZ2

D'autant plus qu'au milieu de ces jeunes loups qui rêvent d'une carrière dans le sport-auto, nous retrouvons Olivier Panis et Franck Lagorce. Las, les temps sont durs pour les anciens pilotes de F1 (chez Ligier) car les petits jeunes leur mènent la vie dure. Jules Bianchi partit en pole conserva sa position, Norman Nato partit 3ème fut poussé hors de la piste dans le premier tour en entama un remontée fantastique (de 18ème à la fin du premier tour à 6ème à l'arrivée). Lagorce, partit 14ème, se classe 8ème et Panis dernier sur la grille n'ayant pas pu prendre part aux essais libres remonte à la 15ème place.
Lagorce poursuivit

troph--claude-secq-Panis.JPG Panis pourvuivant

La qualif est finie, c'est l'heure de la deuxième interview de la journée. Jules est devant sa tente, prêt à répondre à mes questions. Le jeune homme a certainement plus l'habitude que moi de ce genre d'exercice ! Aussi intimidée, je bafouille un peu en présentant Fémin-F1, avant de me reprendre et d'attaquer :

Jules Bianchi

troph--claude-secq-coupe-bianchi.JPG Cette année tu as fait ta première saison en monoplace, en quelle catégorie ?
En Formule Renault 2.0, et j'ai gagné le titre de champion du France.
Le titre dès ta première saison ! T'attendais –tu à de tels résultats ?
On a beaucoup travaillé, et de suite on a été capable de gagner des courses et se battre pour le titre.
Que feras-tu en 2008 ?
Je serai en F3 Euro Series.
Et quel est ton objectif ?
Faire du mieux possible.
C'est-à-dire ? Podium, victoire ?
*petit sourire embarrassé* je préfère ne pas en parler, on verra bien.
Très bien, à plus long terme alors, rêves-tu de la Formule 1 ?
Bien sûr, mais c'est très dur et ça demande beaucoup de sacrifice.
Ton manager est Nicolas Todt, comment l'as-tu rencontré ?
Fin 2005 il m'a contacté et j'ai signé un contrat en 2006.
Todt, Ferrari le rapprochement est vite fait…
Parvenir en Formule 1 est déjà dur, il ne faut pas être trop exigeant non plus.
Il n'y a aucun français titulaire en F1 depuis un moment, penses-tu que c'est un handicap d'être français pour accéder à la F1 ?
C'est sur ce n'est pas un avantage, mais le problème des pilotes français est le mauvais management qui fait qu'ils ne sont pas nombreux.
Parlons de la Formule 1 actuelle, as-tu un pilote préféré ?
Felipe Massa
Et un pronostic pour 2008 ?
Je vois Felipe champion.
Fémin-F1 est un site sur la Formule 1 vue par des filles, nous sommes donc sensibles à la cause des pilotes féminins. As-tu déjà couru contre une fille ?
*il réfléchi un instant* Non
Cela te dérangerai-t-il ?
Non pas du tout, il n'y a aucune différence pour moi, je ne vois pas pourquoi il y en aurai.
Merci beaucoup Jules, et bonne chance la course de demain et pour la saison prochaine.

Le site de Jules Bianchi : www.jules-bianchi.com


Mes deux interviews soigneusement notées dans mon carnet, je quitte le paddock pour rentrer chez moi le nez plein des odeurs d'essences, d'huile et de pneus brulés, les oreilles bourdonnantes du bruit des moteurs et les yeux encore émerveillés par ces petits bolides.

troph--claude-secq-norman-nato-course.JPG Norman lors de sa remontée fantastique


Merci à Françoise sans qui cette journée n'aurait pas été possible, merci beaucoup à Jules et Norman, que votre carrière soit longue et pourvu que nous nous retrouvions un jour sur le circuit de Monaco, vous dans la Formule 1, moi sur le bord de la piste drapeau à la main et merci à toutes les personnes avec qui j'ai discuté et qui m'ont fait découvrir ce monde du karting.
par Marnie publié dans : Histoires vécues
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