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Lundi 25 juin 2012 1 25 /06 /Juin /2012 20:33

F1-news

GP d'Europe : débrief

 

Après le morne GP du Canada et l’ennuyeux GP de Monaco, on pouvait redouter le pire pour la huitième manche du championnat sur l’insipide circuit de Valence. Mais comme à Bahreïn, l’impossible s’est produit, et nous avons assisté à une course intéressante et pleine de rebondissements ; certains ont pu dire une course à l’ancienne avec des accrochages, des dépassements, des ennuis mécaniques, etc.

 

Europe-Alonso.jpg

 

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En qualif comme en course il n’y a pas de hiérarchie fixée dans le marbre. Et des pilotes, considérés comme de traditionnels leaders, sont éliminés en Q1 et Q2 le samedi, ou ne terminent pas dans les points le dimanche. Ça complique l’exercice des pronostiques, mais qui s’en plaindrait ?!

 

Et quand la mécanique s’en mêle, c’est encore plus surprenant.
Cette course, Vettel devait la remporter. En pole, un très bon départ, et un rythme nettement supérieur à Hamilton (2ème), il semble refaire une course à la Vettel façon 2011. Seul en tête, gérant son avance, ses pneus, sa stratégie.
C’était derrière que ça bagarre. Grosjean avec Hamilton par exemple, et un très beau dépassement du Français qui signe une course solide. On assiste à un spectacle jamais vu à Valence : des pilotes se décalent, s’intercalent, se dépassent, se frôlent, se frottent… Bref, de la F1 assez sympa (bien plus palpitant que le match France-Espagne de la veille en tout cas !)

 

Sans s’affoler, la course est animée.

 
Et subitement, tout s’affole : Jean-Eric Vergne s’écarte (bizarrement), accroche Kovalainen et laisse de nombreux débris en piste. Voiture de sécurité obligatoire.

Finies les 20 secondes d’avance de Vettel sur Grosjean. Tout le monde se regroupe le temps de nettoyer la piste et une nouvelle course commence. Commence aussi l’hécatombe.

 

Au restart, Vettel conserve la tête et Alonso passe Grosjean. Jusqu’à ce que Vettel se retrouve au ralenti et contraint d’immobiliser sa RedBull sur le bas-côté. Le pilote est furax, lâché par sa mécanique. Adrian Neway est effondré sur sa tablette dans le stand.

Pour ma part, je suis atterrée par la sécurité lors de l’évacuation de la voiture. Effroyable !

 

Et la course continue. Alonso en tête, suivi par Grosjean, Hamilton et Raïkkönen.
Mais la mécanique s’en mêle à nouveau. Panne d’alternateur sur la Lotus de Grosjean, et c’est l’abandon en piste (là encore, la sécurité laisse à désirer… où étaient les commissaires quand le pilote sortait de sa voiture ?).

 

Le podium alors est composé d’Alonso, Hamilton et Raïkkönen.
Et en milieu de peloton, ce sont Schumacher et Webber qui font le show : avec des pneus plus frais, ils remontent irrémédiablement position sur position. Nul pilote sur leur chemin n’est capable de leur résister.

 


On sourit d’ailleurs en entendant Ferrari indiquer à Fernando (plaisanterie ou non ?) qu’ils sont les 2 pilotes à craindre, alors qu’ils sont à ce moment-là, au-delà de la 10ème place ! Mais des pneus frais, ça fait des miracles en fin de course…

 

Et des pneus fatigués, ça peut détruire être fatal : Hamilton est en difficulté et Raïkkönen lui prend la 2ème place avant que le Britannique ne se retrouve sous la pression de Pastor Maldonado. Il résiste au maximum (voire plus) à côté du Vénézuélien qui finit par l’envoyer dans le mur. D’une rare imbécilité !

 

Hamilton au tapis et Maldonado contraint de repasser au stand, c’est Schumacher qui emporte la 3ème marche du podium, suivi par Webber.

 

Vous auriez parié sur ce résultat après les qualifs vous ? Pas nous !

 

 

Une fois le drapeau à damier, le spectacle a continué.

 


Alors que la FIA est très stricte sur son protocole, Alonso s’arrête près de commissaires de piste pour récupérer un drapeau espagnol (on avait déjà vu le drapeau britannique lors du tour d’honneur d’Hamilton au Canada) et saluer son public. Surement à cours d’essence, il va même immobiliser sa Ferrari au pied d’une tribune ravie, et va s’amuser, posant devant son drapeau, avec les commissaires… pendant qu’on l’attend sur le podium. Des images qui ont plu à de nombreux téléspectateurs.
L’Espagnol rejoint finalement le podium dans la voiture médicale. Accolade chaleureuse avec Schumi. Les 3 pilotes sont tout sourire. Le podium démarre enfin. Alonso en larmes. On profite devant nos télés.

 


Oui, la F1 c’est un plein d’émotions certains dimanches.

 

Merci messieurs les pilotes.
Faites nous vibrer encore à Silverstone dans 15 jours.

 

 


Nos podiums

 

Podium-Europe-FF1.jpg

Par Marie - Publié dans : F1 News
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