Mardi 24 août 2010 2 24 /08 /2010 00:00
Bilan estival 2010
L'avis de la rédaction sur la 1ère partie de saison


Vacancescool.jpg
Trêve estivale oblige, rien de nouveau ces derniers temps sous le soleil de la F1. Profitons-en pour faire une petite mise au point sur la situation du Championnat avant qu'il ne reprenne : un petit résumé de la situation et un exposé des défis qui attendront écuries et pilotes pour la rentrée.


Vacances et/ou farniente étant au programme de la rédaction de Fémin-F1 pour cette pause, c'est donc les doigts de pieds en éventail et les mains sur le clavier que nous vous avons concocté ce petit bilan.

Globalement, les 12 courses déjà passées nous ont parfois laissés sur notre faim, tout comme les prestations des uns et des autres… De petites désillusions à situer tant sur la qualité technique que sur le spectacle en piste.

Côté technique, pas une seule écurie n’a semblé épargnée par les ennuis techniques ou mécaniques, sur des périodes plus ou moins longues. Par ailleurs, les différentes innovations apportées depuis le début de saison respectent certes la lettre du règlement, mais flirtent volontiers avec son esprit… F-Duct, échappements soufflés et surtout ailerons déformables, sont les protagonistes de cette 1ère partie de saison. Au fil des courses, leur mise en place permet de changer les rapports de force entre les écuries, occultant parfois même les performances des pilotes, ce que nous déplorons. Une nouvelle fois, la promesse d’une F1 remettant au cœur de la course le talent des pilotes n’a pas été tenue, malgré la disparation des aides au pilotage et au retour des pneus slicks.
Les pneumatiques, justement, parlons-en. Entre des courses où les tendres ne tiennent pas 12 tours et d’autres (les plus récentes) où ils peuvent tenir plus des ¾ d’un GP, les gommes proposées par Bridgestone nous laissent parfois perplexes. Preuve étant faite que les pilotes pourraient faire tout une course avec des "tendres", pourquoi ne pas tout simplement en finir avec le changement de pneus obligatoire ?


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Côté spectacle, certes il y a eu des péripéties mais pour la plupart sans rapport avec le sport. Non, non, non nous ne sommes pas tatillons, chipoteurs, insatisfaits compulsifs, etc. Pas du tout (ironie bien sûr) ! Outre le GP de Turquie et le récent GP de Hongrie, il faut reconnaître que nous avons assisté à bien peu de bagarre en tête de course. Et sans les SC, qu’il eût été triste ce début de championnat !
Pourtant, si l'on occulte la physionomie des courses, un vrai grand suspense nous tient en haleine : la lutte pour la tête du championnat qui se déroule entre 5 pilotes dans un mouchoir de poche ! Webber, Vettel, Hamilton, Button et Alonso. 5 prétendants au titre, et aucun ne peut, à 7 courses de la fin du championnat, être écarté puisque les aléas de la course et de la mécanique les font grimper ou descendre rapidement. Rien n’est donc acquis ! Du jamais vu pour la rédac' de Fémin F1 (tout du moins aussi loin que tout le monde peut se souvenir)…

Côté gestion de course, nous tenons à saluer la présence d’un ancien pilote dans le collège des commissaires de courses lors de chaque GP. En revanche, le changement de pilote pour chaque course nous conforte dans l’impression qu’il s’agit plus là d’un symbole que d’une révolution. D’ailleurs, si plus souvent que par le passé, les sanctions adoptées nous ont semblé correctes, il reste encore bien difficile de comprendre « la jurisprudence » du collège des commissaires, les pénalités semblant parfois disproportionnées d’une course à l’autre… Nous leur adressons tout de même un encouragement à continuer dans ce sens, les choses évoluant positivement.
Un point demeure à revoir d’urgence, mais avec sérénité et raison : le régime de la voiture de sécurité. L’épisode Hamilton a entrainé une modification surement pire que le mal qu’elle voulait combattre, aboutissant à une règle obscure et sans queue ni tête. A changer, et vite !

Mais trêve de généralités, place au bilan pour chacune des écuries engagées ! Et si au fil de ce bilan, un doute vous habite, n’hésitez par à lire ou relire nos résumés et analyses de toutes les courses pour vous remémorer un fait précis.

 


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Commençons donc la revue des troupes par ceux qui sont les mieux placés. Oui nous aurions pu commencer par les plus en difficulté, mais en fait non, on préfère commencer par les meilleurs. Et pour l'instant, 3 écuries se classent dans cette catégorie. Bien placées au championnat constructeur, ce sont aussi celles qui ont des pilotes en lice pour remporter le championnat : Red Bull avec Webber et Vettel, McLaren avec Hamilton et Button et Ferrari avec Alonso. Mais bien sûr, ce n'est pas parce qu'elles sont bien placées que tout est parfait au sein de ces teams, et, fidèles à l'esprit Fémin F1, nous avons quelques critiques à formuler.

Meilleurs parmi les meilleurs, la logique nous amène à entamer les festivités par Red Bull (rien à voir avec une quelconque sympathie pour l'écurie - mauvaise foi quand tu nous tiens). Bilan plutôt positif pour l'écurie autrichienne : tout de même, ils sont en tête du championnat constructeur, et leurs deux pilotes font partie des « Five ». Pourtant, rien n’est gagné ; d’ailleurs, avant le GP de Hongrie, ils n’étaient pas en tête, et le moindre impair de leur part pourrait leur coûter cher.


RedBull


Flash back sur le début de saison : en un mot, « aléatoire ». Des réussites mais aussi des échecs, et notamment d’énormes soucis de fiabilité sur leurs voitures, avec des problèmes techniques / mécaniques qui ont parfois handicapé leurs pilotes. Heureusement, l'écurie a dans son staff un atout, et pas des moindres : Adrian Newey. Cet homme a un vrai doigté pour résoudre tous les problèmes et faire évoluer les voitures dans le bon sens et leur permettre de prendre leur envol. A ce point, ça friserait presque le génie.
Pourtant, avec le bolide qu’il a conçu, les résultats obtenus ne peuvent être que décevants. La Red Bull est incontestablement, et ce depuis le 1er GP de la saison, la meilleure monoplace du plateau. La meilleure ou en tout cas la plus rapide. Nous en voulons pour preuve leur domination sur les qualifications. 11 pole positions en 12 courses ! Mais la course est une autre histoire... Et outre la fiabilité, l'aléa se retrouve aussi chez les pilotes.

Vettel, "Mister pole", ne fait pas toujours montre de son talent en course. Incapable de se contrôler émotionnellement, il a plus d'une fois perdu l'avantage de la pole et la première marche du podium quand ce n'est pas le contrôle de sa voiture. Son immaturité est flagrante et nous souhaiterions qu'il entende notre appel : « Grandis !!! ».

Webber, "l'homme qui vole plus haut que son ombre", n'est pas en reste côté aléa. Certes, il aura fait vibrer pas mal d'entre nous lors de cette première partie de la saison. Pourtant, il faut noter que s'il est tout à fait capable de mener à bien sa barque, il connaît une certaine irrégularité, plantant parfois des Grand Prix sans raison valable. Et on ne peut s’empêcher de penser que ses bonnes prestations sont le résultat plus de son envie de s’affirmer dans son team, face au « petit morveux du bac d'à côté » que d’un talent nouvellement apparu. Et oui, l'Australien est un compétiteur, les difficultés le stimulent et le font se surpasser. Cependant, il ne faudrait pas qu'il ne compte que là-dessus pour finir sa carrière en beauté... Il lui faudra aussi faire preuve de rigueur.


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Poursuivons avec les McLaren et les 2 derniers CDM. Chez eux, tout est allé crescendo lors des 1ères courses. Un début assez timoré, avec une paire de victoires dues à des stratégies en live qui ont portées leur fruit plus qu'à la voiture en elle-même ou au talent des 2 pilotes. Ils sont ensuite devenus des concurrents d'égal niveau, voire supérieur, aux voitures autrichiennes lors de certains Grand Prix avec notamment les 2 pilotes sur le podium à plusieurs reprises. Leur régularité les a porté à être, jusqu'au Grand Prix de Hongrie, en tête du championnat constructeur, avec en prime Lewis Hamilton premier au championnat des pilotes.


McLarec
La raison de leur montée en puissance est la parfaite adaptation du F-Duct. Leur déclin vient d’une autre innovation technique. La dégringolade se remarque véritablement à partir du Grand Prix de Grande-Bretagne. Et au fil des courses suivantes, il est clair que l'écurie se révèle incapable d'adapter correctement les diffuseurs soufflés. Ajoutez à cela un GP de Hongrie catastrophique, et McLaren perd la tête des deux championnats. La trêve arrive à point nommé pour l’écurie proche de boire le bouillon et qui doit absolument trouver une réponse à ses ennuis.

Côté pilote, Hamilton est sans aucun doute le pilote phare de l'écurie. Véritable pilote pur et dur, il impose son talent en piste, sans fléchir. Actif, réactif (parfois trop), il fait le spectacle dans le bon comme le mauvais sens. Et s’il nous a plus d’une fois enthousiasmé lors des courses, son incroyable (et injuste) chance peut avoir agacé ! Mais si l'on cherche à voir ces incartades en piste d'un point de vue positif on peut dire que « grâce » à lui certaines réglementations ont pu évoluer...

Quant à Button, même s'il s'est retrouvé plusieurs fois sur le podium, on ne peut pas dire que ce soit grâce à un talent hors norme... Certes, il a permis à l'écurie de remporter ces premières victoires dès les premiers Grand Prix. Il lui a même évité un début de championnat assez plat, et ce notamment grâce à un coup de poker (Grand Prix d'Australie). Pourtant, il reste le plus souvent très transparent en piste. On peut tout de même lui reconnaître un mérite : il ne gaspille aucune opportunité… lui ! (serions-nous tentés d’ajouter). Au final, même s'il peut se targuer d'avoir été présent assez souvent sur le podium, il y est souvent dans l'ombre de Lewis et au classement pilote l'écart se creuse de plus en plus en lui et les 3 autres, seul Alonso restant derrière lui, mais de peu.


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La mythique écurie Ferrari est, quant à elle, assez décevante. Une voiture pas trop mauvaise mais pas exceptionnelle non plus. Un peu dans la lignée des toutes dernières saisons, avec en plus le sentiment que la Scuderia ne parvient pas à renouer avec ses années de gloire, tant en piste que dans sa gestion interne (avec ses forces et ses travers).


Ferrari

Cette saison, les monoplaces rouges faisaient pourtant parties des favorites en tout début de saison après de très prometteurs essais hivernaux, et un doublé lors du 1er GP. En réalité, jusque-là les bons résultats de l'écurie pourraient être schématisés par un grand écart : ce fameux bon GP de Bahreïn puis un retour en meilleur forme depuis deux ou trois courses, notamment en raison d’une bonne adaptation des diffuseurs soufflés et d’un nouvel aileron avant qui ne manque pas de susciter la controverse en raison de son étonnante flexibilité. Regain de forme bien opportun (il était temps !) car il permet à Ferrari de se relancer tout juste dans la lutte pour le titre.

Entre ces deux pointes de réussite, Ferrari a surtout connu le creux de la vague. La faute a des problèmes techniques et stratégiques. Quand on se saborde soi-même en décidant de faire partir les voitures au dernier moment, on limite les possibilités de pouvoir faire de vraies qualifs. Et il ne faut pas s’étonner ou pleurer si on se retrouve à partir des stands ou du fond de grille. N’oublions pas non plus le crash monégasque d’Alonso avant les qualifs, alors même qu’il semblait dominer son sujet. Et puis, nous ne saurions faire l'impasse sur la « consigne » donnée à Massa en Allemagne ; consigne qui leur a valu une amende mais surtout l'opprobre...

Leurs pilotes, justement, ne sont pas au top de leur forme non plus. Massa joue au fantôme ou au martyre, c'est-à-dire que soit on ne le voit pas sur le circuit, soit il se laisse bouffer par son coéquipier. Et pourtant dieu sait que lors du fameux GP d'Allemagne, la majeure partie des membres de Fémin-F1 le soutenait à 100% et était très enthousiaste du fait qu'il menait la course tant bien que mal. Et puis nous aimions le symbole que représentait une course en tête un an après son spectaculaire et dangereux accident. Un peu comme Kubica qui remporte le GP du Canada un an après son crash, c’eût été une belle façon de « fêter » cet anniversaire. Mais non !
Outre ce triste fait d’armes, le moins que l’on puisse dire c’est que le Brésilien n’a pas laissé grande impression. Transparent plus qu’impressionnant ou même fracassant. Cela est sûrement réservé à son équipier.

En effet, Alonso ne fait pas non plus une saison extraordinaire. Mais où est passé le double champion du monde ??? A défaut de s’illustrer sur les podiums, le pilote se fait remarquer par ses coups de gueule, coups de sang, ou mauvais coups de volants (dont il est la seule victime, ce n’est pas Schumi). Un pilote fracassant on vous dit !
Si l’on s’en tient à l’aspect sportif, à part quelques bonnes courses durant lesquelles il s'est rappelé à notre bon souvenir en montant sur le podium ou en partant des stands et en effectuant des remontées fabuleuses, on ne peut pas dire que son talent a souvent pointé le bout de son nez. Néanmoins, il ne loupe pas totalement sa saison puisqu'il fait partie du top 5 au classement des pilotes, s’est même bien relancé dans la course au titre et n’est pas loin de gagner une place sur Button.


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Poursuivons avec la bonne surprise de ce début de saison, l'écurie Renault. Beaucoup craignait de voir l'écurie s'effondrer cette saison. La raison ? Un projet de reprise bien nébuleux de Genii Capital et un manque criant d’ambition sportive. Et pourtant l'écurie tient bien son rang ; non seulement elle engrange de bons résultats, mais en plus, elle est parvenue à redorer son image, écornée par Briatore et ses « manigances ».

 

Renault

Techniquement, la voiture évolue bien et le rythme est bien suivi par le staff. De plus, leur moteur démontre tout son potentiel sur la Red Bull malgré les critiques (parfois de mauvaise foi) du début de saison. En résumé, ils disposent de tous les éléments pour aller chercher la 4ème place au classement constructeur.

Leurs pilotes suscitent également de bonnes réactions au sein de notre rédaction. Kubica n'en finit pas de démontrer qu'il a la carrure d'un pilote n°1. Impeccable et impliqué, il devrait cependant éviter de systématiquement faire part de son mécontentement dans les médias. Quant à Petrov, même s'il ne suscite pas le même enthousiasme que son coéquipier, il n'est plus aussi décrié qu'au début de la saison. Il nous a montré posséder quelque aptitude en piste à diverses reprises, et notamment au moment du départ, un de ses gros points forts. D’ores et déjà, on peut souhaiter ne pas le voir disparaître la saison prochaine… mais peut-être dans un autre team.


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Deux écuries sont en bonne voie mais ont malgré tout du chemin encore à parcourir : Williams et Sauber. Toutes deux ont vécu un début de saison difficile mais connaissent une bonne progression depuis quelques GP, au point qu'elles ont pu parfois rivaliser avec les Renault et même les Ferrari.

Commençons par celle qui nous semble la plus performante : l'écurie Williams. Le léger mieux de l'écurie britannique provient d’un développement de la voiture plutôt réussi. Le constat s'est d'ailleurs fait sentir immédiatement : la voiture a gagné en rapidité, en fiabilité. Bien évidemment, ils sont encore loin de la perfection et les Williams ne tiennent pas durablement la comparaison avec les Ferrari ni même les Renault. Cela reste néanmoins très positif pour cette écurie qui est à la peine depuis de nombreuses saisons.


Williams
Barrichello, « Mister Recordman du nombre de GP disputés » (bientôt 300 !!!) a donc eu un début de saison difficile. Beaucoup de pépins techniques l’ont forcé à abandonner en cours de GP. Abandons et mauvaises prestations qui nous ont souvent déçus et qui ne lui permettent pas d’engranger beaucoup de points. On a ainsi pu parfois se poser des questions quant à ses capacités…
Néanmoins, dès que la voiture eût été améliorée on a pu voir qu'il était toujours en jambes, apte à rivaliser avec notamment le septuple champion du monde et ex-coéquipier (on se souvient tous du GP de Hongrie et du mur qu'il a vu de très près grâce à son « ami » Schumi), pour se rapprocher de plus en plus du podium.

En revanche, si Hülkenberg a connu les mêmes difficultés que Barrichello en début de saison, à la différence du Brésilien, il subsiste un doute persistant quant à l'existence d'un quelconque talent chez ce jeune homme. Et pourtant, on aurait bien parié sur lui pour le titre de meilleur rookie de la saison au vu de ses résultats dans les formules de promotions. Grosse déception donc. En plus, nous n’arrivons pas à trouver quelles sont les raisons de ces non-performances. Juste pas mal d'erreurs et surtout, aucun flash de réussite…
Ce pilote est tout de même à surveiller puisqu'avec les évolutions de la voiture, il parvient peu à peu (mais avec plus de difficultés que son partenaire) à revenir dans le rythme. A suivre donc.


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La 2nde écurie en bonne voie est Sauber. Leurs progrès ne semblent pas dus à quelque amélioration que ce soit sur les voitures, mais à une meilleure utilisation de ce qui était déjà à disposition. Un grand merci à James Key, fraîchement directeur technique de l'écurie. Du coup, l'écurie a maintenant le potentiel pour aller chercher des points à chaque course, ainsi qu’elle l’a démontré lors des dernières courses.

 

Sauber
En revanche, un gros point d'interrogation subsiste concernant les pilotes. Peter Sauber lui-même s’est d’ailleurs publiquement interrogé sur le sujet. Entre un revenant qui n’a jamais fait d’éclat et signe un come-back des plus ternes (De La Rosa) et un débutant potentiellement talentueux mais qui nous offre un show en dents de scie, surtout en qualifications, (Kobayashi), les pilotes de l’écurie suisse ne nous émerveillent pas. Il est vrai que nous attendions beaucoup plus du pilote japonais. Ses quelques belles courses ne suffisent pas et nous attendions qu’il prenne plus nettement l’avantage sur son équipier.
De plus, les pilotes cumulent à eux deux pas moins de 13 abandons, qui ne sont pas tous dus à des problèmes de fiabilité…
Les récents progrès vont peut-être leur permettre de se montrer à leur avantage lors des prochaines courses. Pour l’instant, difficile de connaître le vrai potentiel de la voiture et des pilotes… Il va falloir se réveiller rapidement maintenant !


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Plus en vue que Sauber et Williams en début de saison, Force India a amorcé depuis quelques courses un déclin qui semble irrémédiable. Souvent proche de Renault et Mercedes (et même parfois Ferrari), l’écurie indienne nous a étonné lors des 1ères courses. Mais une question se pose : ces résultats étaient-ils à mettre sur le compte des progrès de l'écurie ou bien d'une baisse globale du niveau de la grille ? Les récents retours en forme de Sauber et Williams ont en effet mis à mal la relative belle performance de cette équipe. La 2nde partie de la saison permettra peut-être de voir la réaction de l'écurie face à cette baisse de régime.

ForceIndia


Pour cela, l’écurie devra également compter sur un sursaut de ses pilotes. Jusque-là, Sutil a parfois fait de jolies choses et se montre plus régulier que par le passé, ce qui lui permet de largement dominer son équipier. Aussi, puisqu’il n’est pas un talent caché ou gâché, on se surprend à espérer le voir dans une meilleure écurie afin de voir ce qu’il vaut réellement.

En revanche, Liuzzi déçoit. Brouillon et rarement dans les bons coups, son compteur de points ne décolle pas, pas plus que sa côte de popularité au sein de notre équipe. Dommage, nous étions plusieurs à attendre plus de l’Italien.


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Viennent ensuite quatre écuries qui ne nous ont ni enchanté ni déçu, vu que l’on n’attendait pas grand chose d'elles...

D’une part, la petite sœur de RedBull, Toro Rosso nous a montré un niveau d’ensemble très moyen tant concernant les voitures que les pilotes. Et depuis que les Williams et les Sauber sont en meilleures formes, les Toro Rosso tirent la langue. Larguées et reléguées en fond de grille, aucune amélioration ne semble venir. Inquiétant.

Toro Rosso
Les pilotes ne nous ont pas plus impressionnés que les voitures. Rien de remarquable chez Alguersuari, hormis ses yeux bien sûr ! En piste, ce n’est ni catastrophique, ni enthousiasmant. Buemi, selon nous, pourrait peut-être avoir du potentiel, un talent inexploité et masqué par une malchance chronique.


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D’autre part, il y a les inévitables derniers wagons que d’aucun appellent les chicanes mobiles du plateau : HRT, Lotus et Virgin. Ces écuries n’ont aucune certitude quant à leur pérennité dans le petit monde de la F1 (surtout HRT) tant les progrès depuis le début de la saison sont impalpables… Déjà très en retard à leur arrivée, elles semblent, à des degrés différents bien sûr, avoir progressé moins vite que les autres… C’est dire l’écart qu’il peut exister entre elles et le reste du plateau ; écart plus ou moins énorme selon les topographies de circuit d’ailleurs. Quant aux pilotes, pas grand-chose à en dire : ils nous feraient de la peine voire de la pitié tant ils subissent tant bien que mal en silence et rongent leur frein en rêvant sûrement à un futur plus souriant.


L’écurie en position la plus critique, tant sur le plan sportif que sur son futur, est HRT. Elle accuse un sacré déficit de performance et surtout un énorme déficit financier. Situation catastrophique au point de s’interroger sur la capacité de l’écurie à terminer la saison… Et il paraît bien irréaliste de penser à une deuxième saison !

HRT
En attendant d’hypothétiques jours meilleurs, et afin de combler son manque de dollars, un pilote payant a fait son arrivée lors des dernières courses : Yamamoto, tout d’abord en remplacement de Senna, puis de Chandhok. On passera sur ses performances qui ne sont même pas au niveau des titulaires. Le pilote le plus performant du team est Senna. Une question se pose concernant ces trois pilotes : a-t-on vraiment envie de les retrouver sur la piste la saison prochaine ? Pas vraiment voire pas du tout, sauf à la rigueur s’agissant de Senna pour savoir quel serait son niveau au volant d’une « vraie » F1.


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Performance un poil au-dessus pour Virgin. Le rythme en course reste faible, mais « moins pire » que HRT. Et côté financier, l’avenir à court terme de l’écurie ne semble pas menacé. Pourtant, parmi les trois petites nouvelles, Virgin nous semblait être légèrement plus performante en tout début de saison. C’est donc une grosse déception de la voir maintenant derrière Lotus.

Virgin
Concernant les pilotes, Di Grassi est complètement éclipsé par son équipier Glock. Plus expérimenté, l’Allemand parvient souvent à mieux se qualifier et à mieux s’en sortir en course. Du coup, même si pour l’ancien pilote Toyota, cela n’est pas vraiment satisfaisant, il ne s’en tire pas trop mal. Di Grassi, en revanche, pourrait avoir définitivement ruiné sa carrière en même pas une saison…


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Lotus est à ce jour la meilleure des petites nouvelles. Un potentiel qui pointe le bout de son museau et des promesses pour la saison future. L’écurie a de l’ambition et ne voit pas seulement à court terme. Notre seul doute : a-t-elle les moyens de ses ambitions ?

Lotus
Il est indéniable que l’écurie a progressé depuis le début de saison et que son choix de pilotes n’y est sûrement pas étranger. Bien sûr, tout n’est pas rose, et des soucis de fiabilité ont souvent nuit aux performances des pilotes. Toutefois, Kovalainen comme Trulli, ont pu et su montrer qu’ils n’avaient rien perdu de leur talent et qu’en combinant leur expérience avec une bonne stratégie, ils peuvent grimper de quelques places dans le peloton. Reste que l’exercice des qualifications ne pardonne pas le manque intrinsèque de vélocité de la voiture et que chaque week-end de GP, il leur est impossible d’accéder à la deuxième phase de qualification.


En course, comme en qualifs, Trulli et Kovalainen nous semblent former une paire de pilotes bien équilibrée. C’est d’ailleurs peut-être la seule écurie (avec Red Bull) où les pilotes font jeu égal au fil des courses. Et nous espérons que ces deux pilotes continueront encore à piloter une monoplace l’an prochain, ils ne sont certainement pas les moins talentueux et méritants du plateau.


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Place maintenant à la dernière écurie : Mercedes. Pour nous, le bide de la saison. Entre le rachat de l'écurie championne du monde et le recrutement archi-médiatique de Schumacher, on espérait autre chose. S’il est excusable que la voiture ne soit pas bien née, puisque que l'écurie s’est penchée assez tardivement sur le programme technique 2010 l’an passé, il est inexcusable qu’une écurie de cette envergure n’ait su montrer aucun progrès en douze courses ! Au contraire, elle régresse et les évolutions techniques, loin de porter leurs fruits, semblent au contraire contreproductives.

Mercedes
Les dirigeants de l’écurie sont heureusement conscients de la situation et ont d’ores et déjà annoncé s’être lancés dans le développement de la monoplace pour la saison prochaine.

Côté pilote, rien à dire sur « Charming » Rosberg, qui fait le boulot. Le blondinet polyglotte assure les bonnes qualif et les points en course. Il est d’ailleurs monté trois fois sur le podium et a marqué des points 10 fois sur les 12 courses disputées. De bons résultats donc, et une carrure de pilote numéro 1 pour le jeune Allemand qui pourtant est souvent discret en piste. Il s’impose donc tranquillement comme un bon pilote solide et régulier, sans pour autant véritablement en imposer et impressionner.

Schumacher, en revanche, ce n’est pas terrible terrible ! Ce n’est même pas ça du tout. Nous n’allons surprendre personne en affirmant que l'on espérait bien mieux de lui. Entre son palmarès et son come-back archi-médiatisé, il était plus qu’attendu au tournant. Et il a déçu bien des fans, réjouissant par là-même bien des détracteurs qui ne se lassent pas de pointer du doigts les ratés, les revers, les errances ou les travers de l’ancien « Maître » du paddock.
Reste à connaitre la ou les raisons de cet échec retentissant. L'âge ? La difficulté à s'adapter aux voitures 2010 ? Le plus étrange est qu'il semblerait que ce soient les virages lents qui lui posent problèmes, alors que normalement, pour un pilote ayant dépassé la date de péremption, ce sont plutôt les virages rapides qui sont difficiles à gérer. Signe que le problème est peut-être aussi technique. On parle beaucoup d'une difficulté à faire fonctionner les pneus avant. Schumi lui-même a d’ailleurs profité de l’intersaison pour pointer du doigt une voiture dans laquelle il serait très difficile de s’adapter, cette dernière ayant été développée pour un tout autre style de pilotage.
En parlant de style de pilotage, une chose n’a pas changé chez Schumi : son agressivité au-delà du tolérable en piste. Kubica mais surtout Barrichello en ont fait les frais… et sa manœuvre véritablement dangereuse sur ce dernier lui a d’ailleurs valu une sanction de la FIA pour la prochaine course.


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La revue des troupes est maintenant terminée. Reprise de l’action dès ce dimanche, à Spa, pour, nous l’espérons, une très belle course.


Par Thibaut, Aurore et Marie - Publié dans : News de la saison 2010
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