Samedi 23 octobre 2010 6 23 /10 /2010 18:24

  Les résultats 2010

Le GP du Japon 2010 
~ Analyse de la course ~

La F1 sur un beau circuit, c'est tout un programme... un programme bouleversé par le climat cette année. Il ne suffit donc pas de quitter le mont Fuji pour vivre un GP du Japon sans surprise venue du ciel. Surprise 2010 : tempête tropicale le samedi et réveil (très) matinal le dimanche pour suivre les qualifs. Cela ne nous a pas empêché de suivre la course avec intérêt et regard critique. Alors, pendant cette course nippone, qui nous a enthousiasmés et qui nous a déçus ? Revue des troupes !

Nos "tops"

japonkoba.jpgL'enfant du pays, le héros local, le prophète en son pays : Kamui Kobayashi ! Et oui, s'il fallait n'en retenir qu'un seul, ce serait lui. Un gros "top" unanime dans la rédaction. Nous avons retrouvé, avec un immense plaisir non dissimulé, le pilote qui nous enthousiasmait à Interlagos l'an passé. Culotté, décomplexé, habile, hardi, flamboyant, irrésistible... les qualificatifs nous manquent ! Du show, une attaque (en rerelisant je dirais plutôt des attaques) à outrance, des dépassements de folie...Un régal quoi !

Tout vainqueur de GP mérite normalement un "top" et Sebastian Vettel ne fait pas exception. Avouons-le, nous avons été relativement critiques envers lui ces dernières semaines, ne manquant pas de souligner ses faiblesses et son manque de solidité mentale. Mais pour cette course, tout cela est oublié. Déjà à Singapour, Vettel nous avait paru plus fort dans sa gestion de course, jouant parfaitement l'équilibriste entre hargne et sagesse. A Suzuka, il a maîtrisé son week-end et sa course, sans se relâcher un seul instant. Ce Vettel-là a tout d'un champion. Il lui reste 3 courses pour peut-être le devenir...
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Michael Schumacher est enfin récompensé d'un "top" (malgré des opinions dissidentes) ! Qui l'eût cru ? Alors bien sûr, il n'est pas sur le podium, il n'a jamais trouvé la faille pour passer Rosberg (et ne semble pas avoir trop forcé pour passer), mais l'Allemand a su rester dans le rythme et à sa place, sans méchant coup de volant, même lorsqu'il a dépassé Barrichello. Il a fait belle impression à plusieurs d'entre nous. Reste à voir s'il saura continuer.

Petit top enfin pour Fernando Alonso qui a réussi à ne pas être largué par les Red Bull volantes. Très en forme depuis un moment, l'Espagnol, au volant d'une Ferrari sans cesse en progrès, semble avoir retrouvé son meilleur niveau. Cela suffira-t-il pour conquérir le titre ? Pas si sûr...

"No" Top

Le mieux placé, encore et toujours, pour le titre reste donc Mark Webber, malgré des départs à perfectionner. L'Australien semble avoir assuré sa deuxième place, sans vraiment avoir cherché à attaquer son équipier... En signant le meilleur temps dans le dernier, il se rappelle tout de même à son bon souvenir, et au nôtre. Mais ce n'est pas suffisant pour un vrai top !

Et pour nos vrais "Flops" ?

Retour du creux de la vague pour Renault dont les pilotes auront pu admirer le spectacle bien au chaud dans le paddock. Les voitures jaunes n'ont laissé leurs empreintes sur le bitume nippon que 3 tours durant. Vitaly Petrov fait parler de lui, mais en mauvais termes tellement sa prestation était pitoyable. Il s'est heurté à un mur, enfin à dire vrai il a foncé dedans. Il a d'ailleurs été sanctionné pour sa manœuvre...
Quant à Kubica, le pauvre... Alors qu’on se réjouissait de le voir en 2ème position après avoir dépassé Webber, on s’inquiète soudain de le voir perdre des places. La réalisation de course, pour une fois raccord avec nos inquiétudes, nous offre alors la vision d’une Renault roulant au ralenti avant de s’arrêter sur le bas-côté. S’en suit une scène qui aurait pu être comique si elle n’avait été tragique pour le Polonais : Kubica après avoir soigneusement replacé son volant, fait le tour de sa monoplace pour nous montrer... rien ! Sa roue arrière droite a en effet disparu ! Un écrou a été oublié semble-t-il... On avait déjà expérimenté cette mésaventure après des arrêts aux stands, mais en début de course, c’est véritablement incompréhensible... Les mots nous manquent !

Depuis que Alonso est officiellement revenu dans la course au titre, et peut-être en fait depuis le tristement célèbre GP d’Allemagne, Felipe Massa n'existe plus en piste. Il semble avoir déjà fini sa saison. Pour ce GP, il se fait Liuzzi dès le départ. Résultat : double abandon ! Un zéro plus que pointé pour le Brésilien, qui lui n’a pas été sanctionné pour sa manœuvre.

TF1 : ça faisait longtemps ! Pub à répétition aux moments les moins opportuns et blabla incessant réellement fatiguant. Que dire ?

Parti 7ème, arrivé 9ème, Rubens Barrichello a déçu sur sa Williams, non pas tant pour l'échec en lui-même que pour les espoirs déçus qui étaient nés à l'issue des qualifications. Pas d'étincelles, pas de batailles (même face à Schumi). Néant.

"No" Flop

Avec des pilotes qui se classent 4ème et 5ème à l’issue de ce GP, difficile d’accorder à McLaren un flop franc et massif. Pourtant l’équipe nous déçoit de course en course, et force est de constater que leurs voitures traînaient la patte. Elles étaient même largement semées par la Ferrari d'Alonso alors que sur le papier les McLaren ont un meilleur niveau que les Ferrari. Les titres mondiaux semblent donc s’éloigner au fur et à mesure des dernières courses...


Le point sur le championnat :

Si en début de saison, le titre semblait tendre les bras à Sebastian Vettel, depuis la mi-saison, c'est entre Lewis et Mark que la bataille se nouait. C'était oublier un peu vite qu'ils sont encore 5 à pouvoir prétendre au titre. Hamilton longtemps leader dégringole lentement mais sûrement au classement. Entre accidents et problèmes de fiabilité, il enchaîne depuis quelques courses les scores vierges. A côté de Webber et Hamilton un peu moins en verve depuis quelques courses, Alonso semble (re)surgir de nulle part dans la lutte pour le titre ; et le petit Toro semble bien décider à ne pas baisser les armes. Vettel, quant à lui, reste bien placé, en embuscade, plus régulier et plus solide qu'en début de saison. Avec seulement 14 points de retard sur son équipier (2ème ex-aequo avec Alonso), rien n'est encore perdu, surtout qu'au sein de son équipe, rien ne sera fait pour favoriser Webber.
Parmi ces cinq-là, à vrai dire, le seul qu'on ne voit pas vraiment en mesure de devenir champion du monde cette année, c'est le champion de l'an dernier : Button.

Pour la suite, bien avisé est celui qui peut dire qui sera titré à l'issue de la saison, tant nos chers pilotes nous offrent une fin de saison à rebondissement... On en oublierait presque (oui on dit bien "presque", confidence pour confidence certains ou certaines doivent se faire violence pour rester neutre) nos préférences personnelles, souhaitant seulement que le meilleur l'emporte, à la fin de la toute dernière course. Et on se réjouit d'avance de vivre les 4 (ou 3) prochaines courses !

N'hésitez pas à nous faire part de votre favori, ici ou sur notre forum !

 


 

Notre bulletin de notes :

 

Bulletin-japon-2010.jpg

Par Marie et Aurore - Publié dans : Les analyses de FF1
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