Vendredi 19 janvier 2007


retour vers le bilan de la saison 


Les pilotes Renault








Fernando Alonso

est
Lucky Luke
 
 
 
 

    Titré pour la deuxième année consécutive, Fernando Alonso a su démontrer qu’il fait partie des grands pilotes… avec ce que cela comporte de qualités et de défauts !

    Un mot peut d’ailleurs résumer le jeune pilote cette saison : incisif.

    Incisif, il l’est sans nul doute sur la piste, tant lorsqu’il fait course en tête que lorsqu’il «chasse» la victoire. Incisif, il l’est aussi en coulisse par ces petites phrases assassines qu’il distille tout au long de la saison tant vis-à-vis de son sport (mais, est-ce encore un sport, Señor Alonso ?) et de ses instances dirigeantes que vis-à-vis de son écurie et de son personnel.

Mais peu lui en tiendront finalement rigueur car l’on pardonne facilement les écarts de comportements en coulisse de celui qui commet peu d’écart de conduite sur la piste…

 

    Sur la piste justement, le pilote dégaine vite et fort lors des premiers Grands Prix, se hissant sur les podiums (et surtout sur les premières marches) plus vite que son (h)ombre. Il fait alors cavalier seul dans la course au titre. Puis, alors que le soleil est au zénith de la saison, le cow-boy se voit rattraper par un Peau-rouge sur son cheval cabré. La bataille entre les deux est rude et la hache de la guerre des nerfs est déterrée. Le cow-boy attend alors l’arrivée de la cavalerie… en vain ! Comme toujours. Pourtant, au final, il remporte la victoire dans une ultime bataille où le vieux Peau-rouge fait preuve une dernière fois de rage et de ténacité, s’inclinant avec les honneurs.

    La hache de guerre réenterrée et le calumet de la paix fumé, le Peau-rouge s’en retourne dans son grand tipi alors que le jeune cow-boy solitaire part vers d’autres horizons … "I'm a poor lonesome cowboy…"

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Giancarlo Fisichella

est

Caliméro

 

 


          Même si ce n’est plus un débutant, cette saison, Giancalimero fait figure d’oisillon tombé du nid. Et la chute fait mal. Incapable de déployer ses ailes, le poussin romain se fait croqué et même digéré par son redoutable colocataire : un aigle impitoyable !

 

    19 décollages cette saison, et quasiment autant de ratages. Paradoxalement, c’est lors de ses premiers vols qu’il réussi le mieux à planer, battant des ailes avec énergie. Puis, au fil des envols, la réussite n’est plus au rendez-vous. Et les choses ne s’améliorent pas, même lorsque papa faucon (pas de jeu de mot, s’il vous plait ! :-) ) lui re-siqne un bail pour son nid douillet.

    Giancaliméro rate parfois le décollage, parfois l’atterrissage, à certains moments, il se laisse porter par des vents de travers, à d’autres se sont des oiseaux plus rapides qui le dévient de sa trajectoire, quand ce ne sont pas ses ailes qui sont mal réglées ou ses plumes mal ajustées… Bref, pour quelque raison que se soit, il a toujours une bonne excuse pour justifier ses vols agités, ratés et foireux.

 

    Les bonnes excuses justement, c’est le seul domaine où Giancaliméro excelle. Paranoïaque, il développe le syndrome du vilain petit canard qui se sent persécuté par tous, alors qu’il est, lui, persuadé qu’il se révèlera être, comme dans l’histoire, un majestueux cygne. Mais pour le moment, point de cygne à l’horizon. Giancaliméro reste un simple moinillon dans la volière des pilotes et les choses ne semblent pas vouloir changer rapidement.

 

Comme il le dit si bien : « Personne ne m’aime, c’est trop injuste ! »



 
Par Grenad'in - Publié dans : Archives
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