Mardi 14 novembre 2006

retour vers le bilan de la saison  


Le bilan de la saison 2006

 

    Voici maintenant quelques week-ends passés sans le doux bruit des moteurs de nos Formules 1 adorées. Nous avons eu le temps de nous remettre de nos émotions dues à cette fin de saison palpitante, c'est donc l'heure de dresser le bilan de la saison. Écuries par écuries, dans l'ordre du classement du championnat du monde penchons-nous sur les performances de chaque team.

 

 

Renault :

    Cocorico ! Renault est, cette année encore, le roi du poulailler ! Réveillée dès l'aurore de la saison, l'écurie française a su picorer de gros points en se hissant régulièrement sur le podium pour pousser son cri victorieux. Cependant, le retour en force du cheval cabré à partir du Canada a bien failli enrouer le coq français, mais c'était sans compter la volonté de la basse-cour bleue et jaune et la ténacité du taureau Alonso. Talonné par le baron rouge, l'espagnol a chargé pour conserver son trophée. Par contre le veau Fisichella ne fut que d'une utilité modérée dans la récolte des points, se contentant de brouter paisiblement au pied des podiums (si pas plus loin !)

    Pour 2007, avec le départ d'Alonso, la ferme française se trouvera dépourvue de son leader et la récolte promet d'être laborieuse : difficile d'imaginer le ruminant Fisico en tête du troupeau, à moins que le tracteur ne soit des plus rapide et fiable. Et il ne faut pas oublier le jeune loup aux dents longues Kovaleinen qui n'a qu'une envie : se payer un bon steak.

Renault et Alonso champion du monde ! Bravo les gars !


Ferrari :

    Deuxième au classement des constructeurs, Ferrari a bien su redresser la barre en 2006 après une saison 2005 qui avait tout d'un naufrage. Cependant ses faiblesses en début de saison ont fait coulé ses espoirs de titre en laissant une voie d'eau dans laquelle la vague Renault s'est engouffrée. Et malgré les efforts de l'équipe pour colmater la brèche avec un milieu de saison solide, les dieux de l'océan en ont décidé autrement en multipliant les avaries.

    Pour 2007 la barque Ferrari devra faire face à la retraite du vieux loup de mer Schumacher, au départ de Todt le seul maître à bord après Dieu et au renouvellement d'une partie de l'équipage. Néanmoins le jeune mousse Massa a fait ses preuves et la lutte pour donner le cap promet d'être intéressante avec l'arrivée du viking Raïkkonën.

Schumi tire sa révérence sur une belle saison, mais sans 8ème couronne...


McLaren :

    Le seul éclat de McLaren cette année est celui de la livrée de sa MP4-21. Malgré tous ses chromes la saison fut bien terne pour l'écurie car elle ne réussit pas même une fois à soulever l'étincelante coupe de la victoire, une première depuis 1996 ! Si une relative fiabilité faisait office de lueur au bout du tunnel, la bougie fut soufflée par le manque de performance de la voiture.

    Seul Kimi su rester de glace pour tirer le meilleur de sa monoplace étoilée, réalisant peut être une de ses meilleures saisons –mais loin des flashs du podium. Montoya –dont le feu pour la F1 s'est éteint- est parti vers d'autres horizons et son remplaçant Pedro de la Rosa ne fut guère plus brillant.

    L'an prochain l'arrivée du jeune champion doublement étoilé Alonso augure une ère plus radieuse pour l'écurie, d'autant plus qu'il sera épaulé par un rookie des plus prometteurs Lewis Hamilton, un véritable diamant brut à polir.

Les flammes de McLaren à Monaco, une des plus belles occasions, manquée...

 

Honda :

    Malgré des entraînements prometteurs, le début de la saison fut difficile pour la firme japonaise encaissant des casses moteurs et autres crochets comme autant de coups. L'écurie su néanmoins éviter le KO et se releva avec des très belles performances lors des derniers rounds.

    Button –enfin vainqueur (en Hongrie)- fut par exemple le boxeur qui marqua le plus de points lors des 4 derniers GP et logiquement le match face à son équipier tourne à son avantage. En effet des problèmes d'adaptation à sa nouvelle écurie repoussèrent plus d'une fois Barrichello dans les cordes.

    Pas de changement sur le ring pour 2007, le deuxième combat Barrichello/Button pourra continuer pendant que l'écurie essayera de passer dans la catégorie poids lourds.

A l'inverse des résultats, ici Barrichello devance Button

 

BMW :

    Longtemps cavalier de Williams, BMW a fait pendant ces années un bien mauvais pari. Il était temps de changer de monture et de fonder sa propre écurie. Le rachat du ranch Sauber fut la bonne occasion même si le plus très fringant Villeneuve fit parti de la transaction. Cependant malgré quelques courses correctes il fut renvoyé dans son box –à la retraite- au profit du jeune poulain Kubica qui –il faut le reconnaître- fut époustouflant, entrant dès sa troisième course dans le tiercé de tête . Quand au jockey Heidfeld, à force de fouetter sa monture, il réussit à finir régulièrement placé.

    Ainsi les gains de l'écurie dépassèrent ses espérances, puisqu'elle termine dans le quinté. Et logiquement sa côte pour l'an prochain est au plus haut.

Nick Heidfeld aura fort à faire l'an prochain contre Kubica, le meilleur débutant 2006

 

Toyota :

    Avec un budget annuel digne de la cagnotte du super loto, Toyota espérait bien décrocher le gros lot cette année. Mais les numéros 7 et 8 de Ralf Schumacher et Jarno Trulli sont rarement sortis. Ce dernier, d'ailleurs, fut particulièrement malchanceux ne remportant un maigre gain qu'au bout du neuvième tirage. Mal née, il était impossible de miser sur la performance de la voiture ou sur sa fiabilité, et les pertes de l'écurie furent considérables.

    Concernant les joueurs pas de changement pour la saison 2007, même si Montagny rejoint l'écurie tel un joker pour développer la voiture. Il est urgent pour l'équipe de commencer à gagner si elle ne veut pas que la banque lui coupe les vivres.

Toyota, sombre sera l'avenir si les résultats ne décollent pas...

 

RedBull :

    Après un an d'élevage le taureau RedBull se croyait près pour le grand rodéo. Mais le domptage des pur-sang Ferrari par les pilotes s'avéra plus difficile que prévu et les chevaux fragiles ont, plus d'une fois, obligé les cow-boys à mettre pied à terre. On retira même son lasso à Klien avant la fin de la saison pour le confier à Doornbos –qui ne fit guère mieux. Seul Coulthard sauve son chapeau avec une belle 3ème place à Monaco conquise à l'arrachée. On s'attendait à mieux de la part du shérif Mateschitz et de ses lieutenants choisis parmi les meilleurs du plateau. Peut être étaient-ils trop occupés à faire la fête dans le nouvel et gigantesque saloon ?!

    L'an prochain, nous espérons voir enfin les effets de la méthode de dressage Newey (directeur technique), ainsi qu'une belle lutte entre le vétéran Coulthard et le cow-boy australien Webber.

Chez RedBull l'apparence compte autant que la performance 

 

Williams :

    Cette année la poire Williams à un goût très amer. Pourtant au début de la saison, la mayonnaise semblait prendre avec Cosworth, et les bons points du marmiton Rosberg laissaient espérer le meilleur. Las le soufflet est bien vite retombé, brûlé par les flammes des moteurs, plongeant l'équipe dans le pétrin pour le reste de la saison. Logiquement au guide du routard c'est la dégringolade et le chef Webber, plus vraiment dans son assiette, a choisi de rendre son tablier pour l'an prochain préférant devenir serveur de RedBull.

    Espérons pour cette dernière cuisine indépendante que l'an prochain Nico Rosberg saura tirer le meilleur de ses recettes loupées, et que la saucisse autrichienne (Wurz) remportera des médailles.

Rosberg, trop d'erreurs de débutant, on attendait mieux

 

Toro Rosso :

    Longtemps malade la petite écurie Minardi attendait désespérément la greffe d'un nouveau sponsor. Le docteur RedBull se présenta et l'espoir revint. Pour l'occasion l'hôpital fut renommé Toro Rosso et accueilli de jeunes et nouveaux internes : Liuzzi et Speed. Mais la thérapie n'eut pas les effets escomptés –à court terme du moins- et l'équipe dû prolonger encore un peu sa garde en fond de grille.

    Pour 2007 le vieux médicament "V10 bridé" sera remplacé par le très efficace "V8" du laboratoire Ferrari et l'on espère que les progrès seront conséquents. Les internes eux devraient passer sans problème en deuxième année.

Luizzi dans sa Toro Rosso à la magnifique livrée

 

Midland :

    Bienvenue dans la maison hantée Midland-Spyker F1, dont les résultats catastrophiques donnent des sueurs froides à n'importe quel directeur d'écurie. Les pilotes sont d'invisibles fantômes, se débattant tant bien que mal avec une voiture qui a tout d'un boulet.
    D'ailleurs Midland, effrayé, a revendu la maison en milieu de saison à Spyker qui, on l'espère, réussira à exorciser les lieux, mais l'équipe de Ghostbuster a du pain sur la planche. Saluons quand même le courage du team qui se débat tous les jours contre le spectre du dépôt de bilan.
 

Albers dans sa Midland-Sypker

 

Super Aguri :

    Beaucoup pensaient que c'était se faire hara-kiri que de monter en si peu de temps une écurie et de se battre avec un châssis vieux de 4 ans. Mais c'était sans compter sur la volonté de fer et l'honneur de ces samouraïs des temps modernes. Epées en mains, petit à petit ils ont avancés. Le kamikaze Sato a su calmer les ardeurs et se plier docilement à son rôle ingrat, Ide son compagnon d'infortune lui, fut rapidement mis à pied pour mauvaise conduite. Rompant avec la tradition japonaise c'est à l'expérience du soldat français Montagny que les samouraïs ont fait confiance pour quelques batailles, le temps que le bleu Yamamoto apprenne les rudiments du combat.

    L'avancée au front fut phénoménale compte tenu du point de départ, de l'inexpérience des troupes et de son nombre réduit.

    L'an prochain ils seront encore là, prêts à en découdre plus que jamais et, cela en soi est déjà une victoire !

Super Sato a réussi un quasi-miracle au Brésil

 

~ Marnie ~

par Marnie publié dans : Archives
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