Lundi 13 octobre 2008

Le GP du Japon 2008
~ Résultats et résumé de la course ~



Dimanche 12 octobre. Il est 14h au pied du Mont Fuji, sur la côte Sud de l'île de Honshū, au sud-ouest de Tōkyō. La température tourne autour des 15°C, sans menace de pluie dans le ciel.


Les faits marquant :

Sur la grille de départ du Fuji Speedway, les 20 monoplaces sont alignées. Chaussées de pneus à rainures vertes (symbole choisi par Bridgestone pour montrer son engagement dans l’opération « Make car green »), il est difficile, voire impossible, de voir qui s’élancera en pneus tendres ou durs. Parmi les leaders, il nous semble donc que seul Massa a fait le choix des pneus tendres. Seulement en 7ème position, le Brésilien aura fort à faire pour revenir sur le leader du championnat Hamilton qui occupe la pole devant Räikkönen.

Le tour de chauffe se déroule sans encombre.

Extinction des feux !

Kimi Räikkönen s’élance parfaitement, devançant Hamilton. Le Britannique, cherche à reprendre sa position en freinant plus tard. Il bloque le Finlandais et l'entraine sur l’extérieur de la piste, avec dans leur sillage Kovalainen et Massa. Au premier virage, les six voitures de tête s’engagent en paquet et ils sont obligés de virer large pour éviter un accrochage. A la sortie, Robert Kubica est le mieux placé, suivi dans ses roues par Fernando Alonso, puis les deux McLaren. Kimi Räikkönen se retrouve derrière, au même niveau que son équipier.

Derrière, ça bouge aussi. Dans la mêlée, Kazuki Nakajima vient heurter la Red-Bull de David Coulthard. Ils partent tous deux dans l’herbe, l’Ecossais terminant sa course dans le mur de pneus. Sa monoplace est détruite, lui est indemne. Le Japonais quant à lui parvient à reprendre la piste nonobstant la perte de son aileron avant. Il n’échappera pas à un passage par les stands, mauvais signe pour ce pilote qui aurait aimé briller devant son public.

1er tour : Robert Kubica mène devant Alonso et Kovalainen qui s’est mieux sorti de ce départ que son équipier. Juste derrière Jarno Trulli pointe à la 4ème place, devant Massa, Hamilton et Räikkönen. Nelson Piquet Jr a gagné 5 places au départ, il est 7ème juste devant Bourdais qui a pris l’ascendant sur son équipier.

Ça chauffe entre Massa (5e) et Hamilton (6e). Le Britannique passe le Brésilien qui se dédouble et bouscule son adversaire. Hamilton part en tête-à-queue et doit attendre que le peloton passe avant de reprendre la piste pour s’engouffrer dans la ligne des stands. Il reste immobilisé plus de 8 secondes et repart fébrilement. Un début de GP réellement catastrophique pour le pilote anglais.

Le point sur le classement au 5ème tour :
Kubica, Alonso, Kovalainen, Trulli, Räikkönen, Bourdais, Massa, Glock, Piquet, Vettel, Sutil, Button, Heidfeld, Webber, Barrichello, Fisichella, Rosberg, Nakajima et Hamilton.

6ème tour : Glock (11e) rentre aux stands alors que son équipe n’est pas prête. Il reste immobilisé plus de 13 secondes. Il ressort dernier.

7ème tour : Le pilote Toyota revient à son stand, cette fois-ci pour poser sa voiture directement dans le garage. C’est l’abandon.
Pendant ce temps, Bourdais, 6ème avec sa Toro Rosso, résiste à Massa.

8ème tour : Räikkönen passe Trulli à l’épingle du virage n°10.

9ème tour : Adrian Sutil immobilise sa Force India à la sortie de la ligne des stands : son pneu arrière droit est totalement détruit. Dommage pour le jeune pilote qui avait gagné 8 places.

12ème tour : La FIA indique qu’une enquête est ouverte concernant l’incident entre Hamilton, Massa et Räikkönen au départ, ainsi que sur l'accrochage entre l'Anglais et le Brésilein.

13ème tour : Rosberg et Fisichella s’affrontent pour la 14ème place. Le pilote Williams ne trouve pas la solution face à la Force India motorisée par Ferrari.
Au tour suivant, le pilote allemand parvient à se maintenir suffisamment près de la Force India et la passe à la fin de la longue ligne droite.

17ème tour : Kovalainen roule au ralenti. De la fumée s’échappe par le capot moteur. Il se range sur le bas-côté. Abandon.
Räikkönen et Kubica s’arrêtent aux stands. Le Finlandais ressort au niveau de Webber (8e) qui n’insiste pas trop. Alonso se retrouve donc en tête du grand-prix et enchaine les meilleurs tours pour creuser l'écart.

La FIA annonce les pénalités pour Hamilton puis Massa : un drive-through chacun.

Hamilton effectue sa pénalité immédiatement.

18ème tour : Alonso et Massa ravitaillent à leur tour. Fernando ressort devant Kubica, soit en 5ème position.
Trulli est le leader de la course, suivi de Bourdais.

19ème tour : Massa effectue à son tour sa pénalité.

Le point au 20ème tour :
Trulli, Bourdais, Piquet, Vettel, Alonso, Kubica, Räikkönen, Webber, Heidfeld, Barrichello, Rosberg, Fisichella, Button, Massa, Hamilton et Nakajima.

21ème tour : Jarno Trulli ravitaille. ll reprend la piste en 8ème position.

22ème tour : Fisichella rentre directement dans son garage. Il n’y a plus de Force India en course.

En tête de la course, nous retrouvons Bourdais suivi par Piquet Jr !

23ème tour : Sebastian Vettel ravitaille, il regagne la piste devant Heidfeld en 8ème position.

24ème tour : Rosberg et Barrichello offrent aux spectateurs une belle passe d’armes qui se termine par un statu quo.

25ème tour : Bourdais passe à son tour au ravitaillement.
Un souci sur son pneu avant droit semble lui faire perdre quelques dixièmes, voire secondes. Il parvient néanmoins à repartir devant son équipier, 7ème.
C’est donc Nelson Piquet Jr qui est en tête de la course.

28ème tour : Piquet Jr ravitaille à son tour. En ressortant de la ligne des stands, il est aux prises avec Bourdais qui met deux roues dans l’herbe. Le jeune Brésilien garde l’avantage. Du coup c'est Alonso qui reprend la tête de la course.

29ème tour : Massa passe Button. Il est 12ème.

30ème tour : Anecdote : Alonso demande à son équipe qui est son adversaire pour la victoire. Réponse : Kubica !

Au 30ème tour, il reste 5 pilotes qui n'ont pas encore ravitaillé : Webber, Heidfeld, Rosberg, Barrichello et Button. On peut ajouter Nakajima qui n’était passé par son stand que pour changer de museau.

34ème tour : Hamilton passe Button. Il est 13ème.
Mark Webber s’arrête aux stands, de 4ème il passe à 10ème.

Le point au 35ème tour :
Alonso, Kubica, Räikkönen, Trulli, Piquet, Bourdais, Vettel, Heidfeld, Rosberg, Webber, Barrichello, Massa, Hamilton, Button et Nakajima.

37ème tour : Nakajima ravitaille. Button et Barrichello font de même au 39ème tour. Heidfeld également au 40ème tour.

41ème tour : Massa dépasse Webber qui tente de se dédoubler pour récupérer sa 10ème position en passant sur les débris laissés par Sutil sur la longue ligne droite.
Hamilton est le premier à effectuer son second ravitaillement.

43ème tour : Hamilton passe Barrichello malgré la résistance du Brésilien.
Alonso ravitaille à son tour, tout comme Rosberg.

45ème tour : Kubica ravitaille plus tôt que prévu semble-t-il. Il se plaignait d’une forte usure des pneumatiques. Il repart derrière Alonso (5e) qui reste donc le leader virtuel.

48ème tour : Räikkönen ravitaille à son tour, il ressort derrière Kubica (6e).

50ème tour : Trulli et Bourdais ravitaillent. En ressortant des stands, le Français est au même niveau que Massa : il est à l'intérieur du premier virage quand le Brésilien se rabat sur lui. Le choc est inévitable et Felipe part en tête-à-queue alors que Sébastien peut reprendre sa course.

51ème tour : Kubica et Räikkönen sont maintenant roues dans roues.

52ème tour : Piquet s’arrête pour ravitailler, de premier il se retrouve quatrième . Räikkönen est à l’attaque sur Kubica en fin de ligne droite, mais ça ne passe pas.

53ème tour : La bataille entre Kubica et Räikkönen continue. Elle est très belle.
Massa ravitaille, il sort des points et glisse en 10ème position derrière Heidfeld.

54ème tour : Räikkönen retente sa chance en fin de ligne droite, mais Kubica résiste.
La FIA annonce qu’une enquête est ouverte concernant l’incident entre Massa et Bourdais. La sanction, s’il y a lieu, sera connue après la course.

55ème tour : La lutte pour la 2ème place s'intensifie : Piquet rejoint Räikkönen et Kubica.

57ème tour : Räikkönen semble avoir renoncé à attaquer Kubica, mais Piquet maintient la pression sur le Finlandais.

59ème tour : Massa passe Heidfeld.
Piquet commet une petite faute et perd quelques secondes. Il conserve néanmoins sa 4ème place.

Le point au 60ème tour :
Alonso, Kubica, Räikkönen, Piquet, Trulli, Bourdais, Vettel, Webber, Massa, Heidfeld, Rosberg, Hamilton, Barrichello, Button et Nakajima.

61ème tour : Webber(8e) lutte avec des pneus détruits, on ne voit plus du tout les rainures, on dirait des slicks !

63ème tour : Massa recolle Webber.

65ème tour : Sur la ligne droite, Massa passe Webber par l’intérieur dans une manœuvre risquée mais efficace.

67ème tour : Alonso, qui avait pris un tour à Hamilton 4 tours auparavant, laisse l’impétueux Britannique repasser devant lui et assure sa deuxième victoire consécutive de la saison.

Arrivée : Alonso remporte son deuxième GP, devant Kubica et Räikkönen.
Piquet, Trulli, Bourdais, Vettel et Massa se partagent les points.

Plusieurs heures après la course, la FIA annonce une pénalité de 25 secondes pour Sébastien Bourdais. Il se retrouve donc hors des points, alors que Massa engrange les 2 points de la 7ème place et que Webber entre dans les points.



L’analyse de Fémin-F1 :


Alors qu'il n'y croyait pas lui-même, Fernando Alonso s'impose pour la deuxième fois consécutive. Le pilote espagnol a bouclé un Grand-Prix fantastique. Bien placé en 4ème position sur la grille, il sort en 2ème place du cafouillage du départ. Pendant son premier relai, il reste au contact d'Heidfeld et à la faveur de son premier ravitaillement, prend la tête de la course. Il enchaîne alors les meilleurs tours en course pour renforcer son leadership et filer vers la victoire. Victoire incontestable, comme il ne manque pas de le rappeler à l'arrivée. Il ne la doit qu'à son talent, à sa détermination et aux progrès de son équipe. Sa joie sur le podium faisait plaisir à voir, tout comme sa complicité avec Kubica.
Si Fernando confirme son retour en grâce lors des deux dernières courses, il pourrait gagner quelques places au championnat pilote, en devançant Kovalainen, voire Heidfeld.


Robert Kubica est le vainqueur du week-end au regard du championnat pilote. Il signe un magnifique départ, gagnant 5 positions. Impuissant face à la stratégie Renault, il n’en demeure pas moins l’un des grands acteurs du GP. Il résiste jusqu’à la fin au retour de Räikkönen et marque 8 précieux points alors qu’Hamilton repart bredouille. Il n’est donc plus qu’à 12 points du Britannique et à 7 points de Massa.
Nous pensions que l’hypothèse d’un Kubica champion du monde était hautement improbable… nous avions tort ! Tout reste possible tant que le drapeau à damier ne se sera pas abaissé sur le prochain GP du Brésil !

Nelson Piquet Jr et Renault. Le pilote brésilien entamait bien mal son GP en commettant une erreur pendant la Q2 samedi. Il se rattrape en course, gagnant 5 positions au départ puis cravachant en piste pour accrocher la 4ème place après le second ravitaillement. Il recolle alors au duo Kubica-Räikkönen. Son équipe lui indique alors qu’étant plus rapide, il lui appartient de faire le nécessaire… il s’y emploie quelques tours avant de commettre une erreur qui lui fait perdre quelques secondes. Echaudé, il lève le pied et consolide sa place au pied du podium pour rapporter 5 points supplémentaires à Renault qui conforte ainsi sa 4ème place au championnat constructeur, devançant Toyota de 16 points.
S’il ne fait pas de doute que les pilotes sont partie prenante de cette réussite toute neuve, l’effort de l’écurie doit aussi être souligné. Les progrès de la R28 sont bien notables depuis deux courses !

Sébastien Bourdais réalise encore une très belle course mais une fois de plus le résultat est anéanti. Ce dimanche, point de malchance, juste  l'acharnement de la FIA qui, au nom du sacro-saint suspense et de sa partialité pour Massa, pénalise le Français pour un accrochage dont il n'est nullement responsable. Reste quand même son super départ, sa domination de bout en bout sur son équipier et les quelques points qu'il aurait du rapporter à son équipe… si la FIA ne s’en était pas mêlé !
A nos yeux et sans chauvinisme, il est indiscutable que ce pilote mérite sa place en F1 et une voiture performante. Avec un peu plus de réussite et de justice, il pourrait en étonner plus d'un !


Jarno Trulli s’est faufilé parmi les premiers au départ. Ni vu, ni connu, il est là et bien là ! Jarno dans toute sa splendeur, quoi. Il arrive 5ème, confirmant les progrès de Toyota. Le pilote italien termine dans les points pour la 9ème fois de la saison… vraiment pas mal !

Kimi Räikkönen retrouve la première ligne et le podium… mais perd définitivement le championnat ! 21 points d’écart avec Hamilton, c’est fini pour lui !
Peu convaincant en course, le Finlandais sauve les meubles pour son écurie qui reprend la tête du championnat constructeur.

Heikki Kovalainen était le seul pilote McLaren à pouvoir viser le podium après 10 tours… Mais sa monoplace l’a trahi. Une tuile de plus pour le Finlandais !
Et pour McLaren, c’est le titre constructeur qui s’éloigne avec ce score vierge !!! Si la fiabilité s'en mêle, la course aux 2 titres va devenir plus ardue. Attention à ne pas revivre une fin de saison comme en 2007 !


Lewis Hamilton perd gros en se faisant passer par Räikkönen au départ. Enflammé, il veut absolument récupérer son bien dès le premier virage. Résultat : il sort large et regagne la piste en ayant perdu quelques places. Cette erreur d'appréciation lui coute très cher. Une attitude limite indigne d'un pilote en tête du championnat du monde. Lewis a confondu vitesse et précipitation. Ce n'est pas précis, c'est très risqué… mais après tout, c’est ça aussi la course. Des risques doivent être pris ! Car à vaincre sans péril, on triomphe sans gloire... et la gloire, Lewis la cherche à tout prix !
Malheureusement pour lui, le risque n'a pas payé aujourd'hui et le coup de grâce de son dimanche catastrophe est porté par Massa qui le harponne, l'obligeant à repartir dernier et à passer par son stand. Il fait ensuite preuve de fébrilité (comme l'an passé !), notamment en repartant après ce passage aux stands imprévu. La sanction de la FIA (pas vraiment justifiée à nos yeux) vient noyer le pilote qui n'arrivera plus à remonter dans le classement. Pendant les 50 derniers tours, l'Anglais a signé son plus mauvais GP de la saison, ne montrant pas une seule seconde l'étincelle de son talent habituel.


Nick Heidfeld a vu sa course handicapée dès la qualif. Il n'a pas réussi à s'envoler au départ, mais grâce à sa stratégie à un seul arrêt, il remonte plusieurs places. Cela ne suffit pas à le faire entrer dans les points. Et comme bien souvent, il a réalisé une course parfaitement anonyme.

Les blablateurs de TF1 osent parler des imprécisions du réalisateur (certes, ce n’est pas toujours top la réalisation !) alors que ces messieurs confondent Heidfeld et Kubica pendant de longues minutes, confondent à plusieurs reprises Button et Barrichello, et ne voient même pas l’incrustation sur l’écran annonçant la pénalité de Massa… La poutre… l’œil du voisin…

Felipe Massa sauve 2 points (dont 1 vraiment discutable). Mouais… c’est toujours ça de pris, mais le pilote n’a pas impressionné, loin de là !
S'il est, dit-on, redoutable quand il part en tête, le Brésilien montre toutes ses faiblesses quand il est dans le peloton. Certes, cette fois-ci, il ne se contente pas de subir et passe à l'attaque... mais à quel prix ? Des corps-à-corps plus que musclés, certains disent poliment virils, sans aucune conscience du danger. Si nous ne pensons pas que son accrochage avec Hamilton était vraiment intentionnel, il n'en reste pas moins une grave erreur d'appréciation. Même erreur sur Webber quand il se jette inutilement à l'intérieur en se mettant en danger lui-même, alors que sa voiture était largement supérieure à la RedBull. Troisième manquement vis-à-vis de Bourdais lorsqu'il provoque l'accrochage en tournant comme si le Français n'existait pas. Rajoutons enfin une mauvaise foi à toutes épreuves, qui lui fait rejeter ses fautes sur les autres. Tout cela est plus que limite pour un pilote en lice pour la couronne mondiale !
Massa n'aura pas amélioré son image tout au long de ces 67 tours !


La FIA – "Madame je me mêle de tout et je tue le sport !" Deux drive-through et une pénalité après la course. A croire qu’ils ont des quotas à respecter ! Pénaliser à tout bout de champ les faits de course, ça rime à quoi ? Laissons les pilotes s'exprimer ! Prendre des risques et parfois s'accrocher fait parti du job pour ces professionnels. Nul n'est infaillible !
D'autant plus que bien souvent les pénalités s'apparentent à des doubles peines : Hamilton par exemple avait déjà été pénalisé sur la piste en ayant perdu des places avec son départ loupé ! Et ne parlons pas de la sanction de Bourdais qui est incompréhensible, idiote, inconcevable, ridicule, inimaginable, absurde, invraisemblable, aberrante, grotesque et totalement injuste !
Seule exception, celle de Massa qui peut se justifier par l'erreur commise par le Brésilien et l'immense avantage qu'il pouvait en tirer.


 
par Team Fémin-F1 publié dans : Archives résultats
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