Vendredi 6 juin 2008

Le GP de Monaco 2008
~ Résultat et Résumé de la course ~

Dimanche après-midi à Monaco, nous sommes fin mai, et bizarrement la question qui anime la foule présente concerne la pluie. Depuis le matin, la pluie tombe épisodiquement sur les rues de la principauté momentanément transformées en circuit de course automobile. En début de matinée, la course de Porsche Cup fut animée sur une piste détrempée. Il en fut de même pour la course de Formule Renault. Ce fut d’ailleurs le chronomètre qui arrêta ces manches avant que le nombre de tours prévus ne soit couvert. Pourtant, à l’heure du déjeuner le ciel s’éclaircit, et on pouvait penser que la course des F1 échapperait à la pluie. Mais non, mais non ! Alors que la ligne de départ doit être évacuée, les gouttes tombent fort sur le Rocher… Le GP de Monaco 2008 sera humide… attention aux rails !!!

Les faits marquants :

Sur la grille de départ, la plupart des pilotes sont en pneus « intermédiaires », à l’exception notamment de Piquet.

C’est parti pour le tour de formation… enfin, pas pour tout le monde ! Heikki Kovalainen reste bloqué à sa place et devra prendre le départ de ce GP depuis la ligne des stands. Il devra pour la seconde fois consécutive remonter une à une les positions au cours de la course s’il veut accrocher des points…

La grille reformée, les feux s’éteignent maintenant pour le vrai départ !
Lewis Hamilton sort parfaitement et prend Kimi au niveau de Ste Dévote. Plus en arrière, Alonso avale Rosberg de la même manière. Les 20 pilotes passent les premiers virages sans encombre, aucun incident à déplorer…

Tour 1 : A l’anciennement nommée épingle du Loews, Nico Rosberg accroche légèrement l’arrière de la monoplace d’Alonso. Il abime son aileron avant mais continue en piste alors que la pluie tombe drue. Button lui aussi s’accroche sur le pilote devant lui et doit repasser par les stands pour changer son capot avant.

Tour 3 : Rosberg finit par faire un arrêt pour changer son aileron.

Tour 4 : Timo Glock tape le rail et change lui aussi d’aileron avant !
Pendant ce temps, Bourdais gagne quelques places, il est 13ème et Heidfeld est 7ème.

Tour 6 : Lewis Hamilton qui se bat juste derrière Massa tape le rail au niveau du bureau de tabac, y laissant son pneu arrière droit. Il doit repasser par les stands. Lorsqu’il ressort, il n’a perdu que 3 places.

Tour 8 : Imitant son ancien équipier, Fernando Alonso tape le rail à Massenet, crevant son pneu arrière droit. Passage au stand obligatoire !
Pendant ce temps, Bourdais parvient à dépasser Sutil. Effort inutile puisque quelques secondes plus tard, Coulthard tape à Massenet lui aussi, mais avec plus de force qu’Alonso. Sa voiture est abimée. Dans la seconde, Bourdais vient le percuter par l’arrière, détruisant sa Toro Rosso toute neuve. Les deux pilotes doivent abandonner. La Safety Car est sortie pendant que les commissaires de piste évacuent les deux monoplaces.

A noter : Alors que la Safety Car est en piste, Alonso est aux stands pour changer de pneus suite à sa crevaison – il chausse alors des pneus « full wet » - et ressort alors que la ligne des stands est fermée. Il ne sera toutefois pas pénalisé.

Tour 11 : La voiture de sécurité s’efface.

Tour 12 : Alonso dépasse Webber à Mirabeau. Il est 6ème.

Tour 13 : Kimi Räikkönen passe par les stands effectuer sa pénalité pour ne pas avoir chaussé ses pneus dans le délai réglementaire.
Sur la piste, Alonso colle Heidfeld, tentant de le déplacer en plusieurs endroits… en vain !

Tour 14 : Alonso tente un dépassement sur Heidfeld dans l’épingle du Loews, mais c’est l’accrochage. Il doit repasser une nouvelle fois par les stands pour changer son aileron, tout comme Rosberg qui a souffert dans le bouchon causé par cet accrochage. Les deux pilotes en sont déjà à leur deuxième arrêt !

Tour 16 : Massa tire tout droit à Sainte Dévote ! Kubica en profite pour prendre la tête de la course alors que Massa « manœuvre » pour reprendre la piste.

Tour 17 : Webber passe Heidfeld. Tout comme Sutil, puis Glock, puis l’ensemble du peloton. Les mécaniciens attendent le pilote Allemand aux stands.

Adrian Sutil est 6ème, Piquet 10ème.

Tour 23 : Piquet laisse passer Kovalainen en sortant de la trajectoire. Il regagne une place en passant Vettel.

La pluie a cessé.

Tour 26 : Kubica signe son premier arrêt.

Tour 27 : Kimi Räikkönen sort tout droit à Sainte Dévote, cassant son aileron. Après un tour à vitesse réduite, il s’arrête aux stands. Il ressort 6ème derrière Sutil.

Tour 29 : Massa prend un tour aux derniers : Rosberg et Alonso.

Tour 33 : Massa marque son premier arrêt.

Tour 34 : Kovalainen fait de même.

Tour 36 : Rosberg passe Alonso à Sainte Dévote.

Tour 37 et 38 : Sutil signe les meilleurs chronos.

Tour 38 : Trulli signe son premier arrêt ravitaillement et repart en pneus intermédiaire.
Fisichella abandonne. Mauvais week-end pour son 200ème grand-prix.

Tour 39 : Glock tape le rail à Mirabeau, y laissant des morceaux de son aileron arrière. Un passage par les stands et il repart.

Tour 42 : Nakajima passe Barrichello à l’épingle du Loews.

Tour 43 : Piquet, Rosberg et Button bataillent mais doivent laisser passer Kubica.

Tour 45 : Rosberg coupe le deuxième esse de la piscine.
Alonso signe un arrêt ravitaillement et chausse des pneus pour le sec : des durs rôdés.

Pendant ce temps, Hamilton gagne des secondes sur ses poursuivants à chaque tour.

Tour 46 : Piquet aux prises avec ses pneus « full wet » a du mal et se fait passer par Rosberg dans le tunnel.
Avec ses pneus durs, Alonso a également du mal et tire tout droit à la piscine.

Tour 47 : Piquet rentre aux stands et chausse lui aussi des pneus durs.

Tour 48 : Mark Webber l’imite.

Tour 49 : Piquet ne parvient pas à gérer ses pneus et tire tout droit et fort à Sainte Dévote. Il y restera !

Tour 52 : Webber se fait des frayeurs avec ses pneus pour le sec. Au tour suivant, c’est Glock qui a chaud à la chicane du port.

Tour 53 : Kubica signe son deuxième ravitaillement. Pour Sutil c’est son premier arrêt. Tous deux repartent en pneus sec.

Alonso est alors le plus rapide sur une piste s’asséchant.

Tour 54 : Hamilton s’arrête, tout comme Barrichello. Ils chaussent des pneus pour le sec.

Tour 56 : Massa s’arrête à son tour pour chausser des pneus pour le sec, petite différence, il opte pour des tendres. Au tour suivant Räikkönen fera de même. Heidfeld s’arrête également.
En ressortant, Massa est 3ème derrière Hamilton et Kubica qui a réussit à passer devant. Son coéquipier ressort 5ème sous la pression de Webber.

Tour 61 : Nico Rosberg tape violement le rail du côté de la piscine. Il touche à droite puis a gauche, disloquant sa monoplace sur la piste. Heureusement, le jeune pilote sort seul et visiblement indemne de sa voiture.
La safety car est sortie car il faut évacuer l’épave et nettoyer la piste.

Tour 67 : La voiture de sécurité s’efface.

Tour 68 : Dans la chicane du port, Räikkönen tente de garder le contrôle de sa voiture ne parvient pas à éviter Sutil. Le Finlandais doit repasser aux stands pour son aileron avant. Sutil le suit mais ne ressortira pas. Il doit abandonner.

C’est certain que la course n’ira pas au bout des 78 tours, il ne reste que quelques minutes.

Tour 76 : Après 2heures de course, Hamilton franchit la ligne d’arrivée en grand vainqueur. Derrière Kubica précède Massa. Les autres pilotes héroïques qui marquent des points sont Webber, Vettel, Barrichello, Nakajima et Kovalainen.
Räikkönen et Alonso sont 9ème et 10ème

L'analyse de Fémin-F1 :

Malgré une « touchette », Lewis Hamilton réalise une très belle course, sachant gérer avec opportunisme les aléas de l’après-midi. Frustré de la victoire sur le Rocher la saison dernière, il voulait vraiment gagner cette année et s’est donné les moyens d’y parvenir. Bien joué !

Robert Kubica lui n’a pas commis d’erreur… ce fut l’un des rares pilotes dans ce cas. Il devient temporairement le leader de la course après le tout-droit de Massa à Ste Dévote, mais, même s’il parvient à rester devant le Brésilien, il ne parviendra pas à menacer Hamilton. Le Polonais, en quête de sa première victoire, a signé un super GP et repart de Monaco plus fort.

Un autre pilote qui n’a pas commis de faute est Mark Webber. Il a su gérer la course au volant de sa RedBull. Un week-end un peu à l’image de sa saison (à l’exception de l’Australie) : il a toujours été présent. Marquant de nouveaux points, il confirme être le leader des « autres pilotes » (2ème partie du tableau) revenant même à égalité de points avec Kovalainen.

Au sein du groupe RedBull, un autre pilote a enfin tiré son épingle du jeu dans cette course chaotique : Sebastian Vettel. Avec sa cinquième place conquise de haute lutte, il ramène enfin des points à son écurie qui affichait un score vierge depuis l’Australie.

L’autre petite écurie du plateau a failli marquer des points grâce à son jeune pilote Allemand, Adrian Sutil. Il fut le héros maudit de ce week-end. Auteur d’une sublime course, il confirme être un véritable artiste sous la pluie. Il était en passe de terminer au pied du podium, mais le destin, sous la forme d’un Räikkönen en perdition, en a décidé autrement. Contraint à l’abandon à 7 minutes de la fin de la course, il a marqué les esprits en s’effondrant dans son stand. Le jeune pilote n’a toutefois pas à nourrir d’éternels regrets puisqu'il s’est fait remarqué d’une manière très positive. A noter qu'il n'aurait pas été déclassé à la fin de la course même s'il a dépassé sous drapeaux jaunes.

L’autre malchanceux – nouveau « chat noir » ? – du week-end fut Heikki Kovalainen. Il doit partir des stands et est, pour la seconde fois consécutive, contraint de remonter progressivement la grille. Il réussi à marquer le point de la 8ème place. Pas si mal dans de telles conditions !

Felipe Massa a beau être à nouveau monté sur le podium, il n’a pas ébloui en ce dimanche pluvieux. La pluie en effet semble définitivement ne pas être son allié. Il signe tout de même une troisième place appréciée par son écurie qui aura multiplié les erreurs. Massa s’affirme de plus comme un atout de plus en plus essentiel de la Scuderia, face à un Räikkönen complètement éteint ce week-end.

Kimi Räikkönen justement a signé un GP médiocre pour un pilote de son talent, qui plus est au volant d’une des meilleures voitures du plateau. Certes, la pénalité subie pour ne pas avoir chaussé ses pneus dans le délai lui a couté quelques secondes, mais à aucun moment il n’a semblé vouloir se battre pour la victoire ou le podium, semblant plutôt subir la course.

Juste derrière lui sur la ligne d’arrivée, on retrouve Fernando Alonso. Comme Lewis, il goute à la "touchette" en début de course. Puis il repart, plus motivé que jamais. Auteur d’un beau dépassement sur Webber, il ne veut qu’une chose : continuer à remonter des places pour tenter quelque chose de vraiment grand. Oui mais voilà, Nick Heidfeld ne l’a pas entendu ainsi et l’Allemand a défendu sa place une première fois, oubliant sans doute que l’Espagnol est du genre têtu ! Il a de nouveau tenté de le passer, jusqu’à tout perdre au Loews… Tout perdre ? Peut-être pas tant que ça puisque le pilote affirme lui-même n’avoir rien à perdre cette saison. Alors même si les résultats ne sont pas là, un pilote qui tente l’impossible c’est quand même sympa… Faudrait juste voir a faire durer un peu plus le spectacle por favor Señor Alonso !

Autre victime du Loews, Nick Heidfeld qui n’avait pas brillé en qualif, avait réussi à remonter jusqu’en 6ème position. Son accrochage a endommagé sa voiture et lui a complètement ruiné sa course.

Lui aussi a abimé sa voiture dans le Loews, par deux fois ! Nico Rosberg a multiplié les détours par son stand, au point d’être relégué en fond de peloton avec Alonso, qu’il dépassera d’ailleurs de belle manière. Mais à trop attaquer on fait des erreurs qui ne pardonnent pas à Monaco, résultat : en fin de course, il pulvérise sa voiture !

Deux autres ont pulvérisé leur voiture, dans le célèbre virage de Massenet. David Coulthard et Sébastien Bourdais. Les mécaniciens de l’Ecossais ont du regretté d’avoir passé la nuit a réparer sa voiture après sa violente sortie en qualif, pour la voir revenir dans le même état à peine quelques tours après le départ de la course. Du côté de Toro Rosso, l’ambiance ne devait pas être plus joyeuse de voir revenir la nouvelle voiture, qui a mis tant de temps à voir le jour, complètement détruite !

Dans les pilotes marquant des points , mais en toute discrétion, on retrouve Rubens Barrichello qui tire son épingle du jeu du fait de son expérience des GP chaotiques et qui engrange ainsi les premiers points de sa saison. Kazuki Nakajima finit lui aussi ce GP sans dommage, ce qui est déjà beau ! Il se classe derrière le Brésilien.

Bien qualifié et auteur d'un départ correct, Jarno Trulli sombre en course avec la stratégie bancale de son équipe, quel dommage !

A cause d'un problème de boite de vitesse, pas d'arrivée pour Giancarlo Fisichella qui fut transparent tout le week-end alors que son équipier brillait. Triste résultat pour le 200ème GP de l'Italien.

Enfin, même s’il n’a pas explosé sa monoplace, Timo Glock a tout de même déposé du carbone sur la piste à plusieurs reprises. Par deux fois, il s’est remis en piste de façon limite, se préoccupant que peu des voitures sur la trajectoire.

Doit-on parler du cas Nelson Piquet Jr ? Le novice accumule les erreurs tout au long du week-end, rendant visite à plusieurs reprises aux commissaires de Sainte Dévote. L'accueil devait y être chaleureux, puisqu'il y a finit sa course ! Passé inaperçu sur la piste pendant la course, le jeune brésilien fut pourtant une des vedettes du Rocher où la rumeur de sa prochaine éviction a couru tout le week-end (et même plus !)

Par Team Fémin-F1 - Publié dans : Archives résultats
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